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Société

Victime d'une escroquerie, la librairie mancelle appelle à l'aide

vendredi 26 août 2016 à 13:46 Par Ruddy Guilmin, France Bleu Maine

À cause d'un chèque falsifié, Récréalivres a perdu près de 7 000 €, une somme énorme pour un commerce de cette taille à l'équilibre fragile. Mais la banque ne veut rien savoir et refuse de rembourser. La librairie lance donc une campagne de financement participatif pour renflouer ses caisses.

Gwendal Oules, le gérant de la libraire mancelle Récréalivres
Gwendal Oules, le gérant de la libraire mancelle Récréalivres © Radio France - Ruddy Guilmin

Le Mans, France

C'est une escroquerie banale, qui met en lumière la fragilité de certaines librairies indépendantes. Récréalivres, maison mancelle spécialisée dans les livres jeunesse, lance une campagne de financement participatif sur le site Ulule pour renflouer ses caisses après s'être fait voler près de 7 000 €.

Tout est parti d'un chèque de 50 €, envoyé à un auteur pour défraiement après sa venue à la 25e heure du livre. Sauf que ce chèque a été détourné, falsifié et encaissé sur un compte parisien aussitôt fermé. Bilan : 6 750 € volés à la librairie. Le gérant, Gwendal Oules, a porté plainte... Mais la banque, de son côté, n'a rien voulu savoir :

Au bout de cinq mois d'étude du dossier et de négociation entre ma banque et la banque réceptrice, la réponse est tombée, il n'y aura pas de remboursement, pas de prise en charge par l'assurance, au motif que la falsification du chèque était informatiquement indécelable.

L'équivalent d'un mois supplémentaire de charges

Près de 7 000 € qui s'envolent, c'est l'équivalent d'un mois supplémentaire de charges (factures, salaires et loyer). Un véritable coup de massue qui entraîne ce petit commerce fragile sur une pente savonneuse :

Il y a un effet domino, ça entraîne des frais bancaires, je dois négocier tous les mois avec mes fournisseurs pour leur demander des délais de paiement supplémentaires qui sont accordés... Mais qui sont payants ! Tout ça a beaucoup de conséquences.

Problème : la librairie doit investir dès maintenant pour préparer la 25e heure du livre et passer ses commandes. Un rendez-vous qu'elle ne peut pas se permettre de louper... Pour maintenir son commerce, finir de rembourser son prêt qui court encore sur un an et sauver ses deux emplois, Gwendal n'a donc pas d'autre choix que de ravaler sa fierté... Et d'en appeler à la générosité de ses partenaires et de ses clients.