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VIDEO - "Aujourd'hui, on n'a plus de CV pour recruter", Laure Blanc, directrice départementale de l'ADMR

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Par , France Bleu Touraine

Ce mercredi, le secteur de l'aide à domicile sonne l'alerte. Manque de moyens, des métiers sous-payés et trop peu attractifs. Et c'est tout le maintien des français à domicile qui pourrait demain être remis en question. Les fédérations du secteur demandent à l'Etat de tenir ses engagements.

Laure Blanc, directrice en Indre-et-Loire de l'ADMR, l'association d'aide à domicile en milieu rural
Laure Blanc, directrice en Indre-et-Loire de l'ADMR, l'association d'aide à domicile en milieu rural © Radio France

Pour en parler, Laure Blanc, la directrice départementale de l'ADMR ( association d'aide à domicile en milieu rural ) était l'invité de France Bleu Touraine. Elle vient nous expliquer cette campagne choc et ce slogan : " Vous ne pourrez bientôt plus choisir de rester à domicile".

"Le choix on l'a encore aujourd'hui, mais pour combien de temps. Les métiers de l'aide à domicile sont peu valorisés. Une aide à domicile gagne le SMIG si elle est à temps plein. Elle n'a pas d'autres perspectives de carrière. Elles sont formidables et permettent aux aînés de pouvoir rester chez eux en toute sécurité. Mais aujourd'hui, on peine à recruter". 

_"On manque de bras, mais on ne sait plus comment faire pour recruter. J'ai entendu au sein de la fédération de l'ADMR qu'_on n'a plus de CV

Alors, aujourd'hui on y arrive, c'est notre boulot. On fait face mais je ne sais pas combien de temps on va pouvoir faire face. 

_Il faudrait que la puissance publique tienne sa parole_. Quand elle dit qu'on va faire cette grande loi "Grand âge et autonomie", et bien qu'elle le fasse. Or, elle est encore repoussée. Comme les financements qui vont avec. On avait un avenant conclu entre partenaires sociaux qui permettaient une revalorisation salariale, pour les payer à leur juste mesure, lui aussi est repoussé. 

Je fais cette comparaison très osée : c'est un peu comme le climat. On alerte, on prévient, mais rien ne se passe. Et la catastrophe est au bout du chemin. 

Je précise qu'en Indre-et-Loire, le conseil départemental, lui,  est au rendez-vous. Mais il faut une grande loi nationale et une vraie volonté de maintenir les ainés à domicile dans des conditions qui soient les meilleures. Car aujourd'hui, le socle est en train de s'effriter. J'ai peur que ça s'écroule". 

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