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VIDÉO - Allier : un élevage de cochons de Barrais-Bussolles mis en cause dans une nouvelle vidéo de L214

Alors que les députés examinent ce jeudi une proposition de loi sur la condition animale, l'association L214 dévoile une nouvelle vidéo dénonçant l’élevage intensif. Les images, tournées dans un élevage à Barrais-Bussolles dans l'Allier, montrent des cochons malades et souffrants de promiscuité.

L'élevage situé à Barrais-Bussolles dans l'Allier a récemment obtenu l'autorisation de la préfecture d'engraisser 6 000 cochons en simultané.
L'élevage situé à Barrais-Bussolles dans l'Allier a récemment obtenu l'autorisation de la préfecture d'engraisser 6 000 cochons en simultané. - Sébastien Arsac - L214

L'association L214 dévoile ce jeudi une nouvelle vidéo qui dénonce les conditions sanitaires dans un élevage porcin, alors que l'Assemblée nationale doit examiner une proposition de loi proposant la sortie de l'élevage intensif. Les images de L214 datent de la mi-juillet et ont été tournées dans un élevage de Barrais-Bussolles dans l'Allier

Sur cette vidéo, on peut voir des porcelets malades mais aussi des cochons qui se mutilent les uns les autres du fait de la forte promiscuité. Plusieurs animaux semblent souffrir de problèmes de peau, à cause d'une épidermite exsudative due à un staphylocoque selon l’association. Les images montrent d'ailleurs des bidons et des sacs d'antibiotiques stockés sur place. Les cochons restent en permanence à l'intérieur et vivent sur un sol en caillebotis en plastique ou en béton.

Vous pouvez visionner la vidéo de L214 ci-dessous, attention, ces images peuvent choquer. 

Une plainte pour "mauvais traitement" déposée par L214 et une pour "intrusion" par l'exploitant

L’association de protection animale L214 a décidé de porter plainte auprès du procureur de Cusset pour mauvais traitement. L'élevage a récemment obtenu l'autorisation de la préfecture de passer de 2.000 à 6.000 animaux. Et ce, malgré la mobilisation de plusieurs associations écologistes contre ce projet d'extension

Joint par téléphone, Francis Lebas, le gérant de cet élevage et président de la coopérative porcine Cirhyo n'a pas souhaité s'exprimer. "C'est une position de principe de la filière porcine, ils n'attendent que ça pour en rajouter et faire enfler la polémique" se justifie-t-il. En revanche il se dit déterminé à porter plainte pour intrusion d’autant plus que les règles sanitaires dans les élevages sont renforcées en ce moment, et regrette au passage que L214 ne soit quasiment jamais condamné par la justice. 

Selon lui, son exploitation a été prise pour cible à cause de cette récente autorisation d'engraisser 6.000 animaux qui intervient au moment même où la proposition de loi est examinée. Pour leur défense les éleveurs industriels pointent du doigt la partialité des images qui ne montrent que les animaux malades alors que la majorité sont en bonne santé et rappellent que les services vétérinaires les contrôlent régulièrement. 

Que les députés aient le courage de représenter les 88  % de Français demandant la fin de ce type d’élevage - Brigitte Gothière, cofondatrice de L214

Au-delà de cette plainte, les images dévoilées par L214 ont pour but d'encourager les citoyens à intervenir auprès de leurs députés alors qu'une proposition de loi sur la condition animale sera examinée en séance publique à l’Assemblée nationale ce jeudi. Cette proposition, portée par Cédric Villani du groupe Écologie Démocratie Solidarité, vise à la sortie de l'élevage intensif et de l’élevage en cage.

Pour Brigitte Gothière, cofondatrice de L214, "l’examen de la proposition de loi (...) offre à l’ensemble des députés la possibilité d’engager la sortie de l’élevage intensif et d'impacter le sort de plus de 900 millions d’animaux élevés en bâtiments sans aucun accès à l’extérieur. Les images que nous publions aujourd’hui s’adressent aux députés : il faut qu’ils aient à l’esprit l’effroyable réalité de l’élevage intensif pour résister à la pression d’un syndicat comme la FNSEA. Qu’ils aient le courage de représenter les 88  % de Français demandant la fin de ce type d’élevage. Leurs votes, et ceux de leurs groupes politiques, seront observés avec attention à l’approche des prochaines échéances électorales."

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