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Coronavirus - Déplacements, télétravail, vaccination : ce qu'il faut retenir du point presse du gouvernement

- Mis à jour le -
Par , , , France Bleu

Confinement, télétravail, vaccination, dépistages, renforcement des contrôles… Le Premier ministre Jean Castex et plusieurs membres du gouvernement ont fait le point sur l'épidémie de coronavirus et les restrictions en vigueur ce jeudi. Résumé.

Le Premier ministre Jean Castex lors de la conférence de presse consacrée à la siutation épidémeique en France, le 4 février 2021.
Le Premier ministre Jean Castex lors de la conférence de presse consacrée à la siutation épidémeique en France, le 4 février 2021. © AFP - Martin BUREAU

Accompagnés du ministre de la Santé, Olivier Véran, et de plusieurs autres membres du gouvernement, le Premier ministre Jean Castex a appelé jeudi les Français à "la plus grande prudence" à la veille des vacances d'hiver. 1,7 millions de rendez-vous supplémentaires pour la première injection du vaccin contre le coronavirus seront proposés dans les "prochains jours" a-t-il notamment annoncé lors d'une conférence de presse. Le chef du gouvernement a également indiqué qu'à ce jour, "la situation ne justifiait pas un nouveau confinement", sans écarter complètement l'hypothèse du renforcement des restrictions si la situation sanitaire se dégradait dans les jours à venir.

L'essentiel

Mayotte reconfinée pour trois semaines

Moins d'une heure avant le début de la conférence de presse, le préfet de Mayotte a annoncé le reconfinement total du département pour trois semaines. Celui-ci prendra effet dès le vendredi 5 février. Cette décision est liée à l'explosion des chiffres de l'épidémie dans ce territoire. Il y a eu 1.232 nouveaux cas en une semaine et le taux d'incidence s'est envolé, passant de 50 cas pour 100.000 habitants au 1er janvier à 440 cas pour 100.000 habitants début février. Les variants sud-africain et britannique ont été repérés à Mayotte. Depuis le 28 janvier, trois communes étaient déjà reconfinées et les autres soumises à un couvre-feu dès 18h.

Reconfinement général à Mayotte pour au moins 3 semaines
Reconfinement général à Mayotte pour au moins 3 semaines © Visactu

"Un nouveau confinement, en tout dernier recours"

La "situation, vous le savez, reste particulière fragile. Chaque jour, la France enregistre une moyenne de 20.000 nouvelles contaminations et 1.600 nouvelles hospitalisations" a commenté Jean Castex en ouverture de sa conférence de presse. "Si la situation reste préoccupante elle se distingue néanmoins de celle de beaucoup de nos voisins. Nous n'avons pas connu ces dernières semaines de vague épidémique d'ampleur (...) la circulations du virus n'a pas sensiblement augmenté ces dernières semaines", a-t-il assuré.

"Notre stratégie a été graduée : elle s'est adaptée en permanence à la situation (...) elle nous a permis de garder le contrôle de l'épidémie tout en préservant au mieux la vie sociale et économique de notre pays" a-t-il poursuivi. "Nous faisons face en effet à l’apparition d’un nouveau risque : celui de la propagation des nouvelles souches du virus, ce que l’on appelle les variants (...) Ils se propagent donc plus vite, touchent davantage de personnes, et peuvent conduire à des flambées épidémiques" a ajouté le Premier ministre, précisant que "la part des malades atteints par ces nouvelles formes du virus est passée d'environ 3% mi-janvier à 14% aujourd'hui".

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"Un nouveau confinement ne peut s’envisager qu’en tout dernier recours. La situation ne le justifie pas à ce jour : notre niveau d’incidence est certes élevé, mais il reste encore très inférieur à ce qu’il était en octobre dernier", a insisté Jean Castex avant d'appeler "à la mobilisation des Françaises et des Français". "Nous devons tenir ensemble, nous devons agir ensemble, plus que jamais (...) nous devons nous battre pied à pied". 

"Les vacances d'hiver débutent, pour certaines zones, demain soir. Nous avons choisi de _ne pas limiter les déplacements entre régions._Une telle mesure aurait été justifiée si la circulation du virus était très inégale selon les régions. Ce n'est pas le cas", a ajouté le chef du gouvernement.

"La France, l’Unesco vient de le reconnaître, fait partie des pays qui sont parvenus à maintenir les écoles ouvertes le plus longtemps possible depuis le début de l’épidémie", s'est félicité Jean Castex. "Je vous le dis, ce choix et toutes les conséquences qu’il a entraînées pour nos enfants d’abord, pour la vie économique et sociale de la Nation ensuite, est à mettre à l’honneur de notre pays et de toute la communauté éducative à qui je veux exprimer ma reconnaissance et mon profond attachement."

Télétravailler "partout où c'est possible"

"Depuis la fin de l'année le recours au télétravail s'est réduit" a cependant regretté Jean Castex jugeant "impératif" de "télétravailler partout où c'est possible". "Aux 20.000 personnes qui sont détectées positives chaque jour, je vous le demande", a insisté le chef du gouvernement. "Isolez-vous immédiatement, ne sortez pas de chez vous pendant 7 jours, aidez l’Assurance-maladie à identifier les personnes avec lesquelles vous avez été en contact".

"Depuis le début du mois de novembre, le télétravail doit être la règle pour toutes les activités qui le permettent", a rappelé la ministre du Travail, Elisabeth Borne. "Aujourd'hui, près d'un tiers des actifs en France peuvent télétravailler facilement et donc participer à la lutte contre le virus en télétravaillant : il apparaît toutefois que le télétravail s'érode depuis fin novembre", a-t-elle regretté. 

"Je demande à chaque entreprise de se mobiliser sur les deux priorités suivantes. La première, c'est de réduire la part des salariés qui ne télétravaillent pas du tout", a souligné la ministre du Travail. "La deuxième priorité, c'est que les salariés qui télétravaillent aujourd'hui 1, 2 ou 3 jours par semaine fassent au moins un jour de télétravail en plus chaque jour", a ajouté Elisabeth Borne.

La ministre a aussi pointé les secteurs dans lesquels le "relâchement" est "plus prononcé". "C'est le cas notamment de la banque et de l'assurance, de la communication, de l'informatique, des activités immobilières et juridiques"

Elisabeth Borne a enfin rappelé qu'une "ligne d’écoute pour les salariés qui souffrent d’isolement" a été lancée par le gouvernement. Son numéro est le 0 800 130 000.

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"1,7 million de rendez-vous supplémentaires" pour se faire vacciner 

Jean Castex a également annoncé que "1,5 million de vaccinations ont été réalisées en janvier, au lieu d’un million prévues initialement". "La campagne de vaccination suit désormais un rythme soutenu : nous avons hier vacciné plus de 100.000 personnes, dont près de 70.000 en première injection".

"Je peux vous annoncer que nous allons ouvrir dans les prochains jours 1,7 million de rendez-vous supplémentaires pour des premières injections", a-t-il ajouté avant de préciser que ces 1,7 million de rendez-vous se découperont en "500.000 rendez-vous fin février, qui seront ouverts à compter de demain. Et 1,2 million de rendez-vous sur le mois de mars, qui seront ouverts dès le milieu de la semaine prochaine."

"La première livraison de vaccins Astrazeneca, dès la fin de cette semaine, sera affectée aux établissements de santé, pour protéger les professionnels de santé, hospitaliers et de ville, qui se battent en première ligne contre le virus, et leur vaccination pourra commencer dès ce samedi", a également indiqué Jean Castex. 

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"L'Union européenne a à ce jour commandé plus de 2,6 milliards de doses de vaccins. Ces commandes sont fermes", a rappelé la ministre déléguée chargée de l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher. "L'enjeu est de garantir dans la durée notre indépendance d'approvisionnement. C'est ainsi que l'essentiel des doses qui sont acheminées vers la France sont produites en Europe" a-t-elle complété.

"Il faut s'attendre à des phases de mise au point, de ralentissements, d'accélérations des productions dans les sites de fabrication, comme nous l'avons vécu dans les sites de BioNTech, de Moderna et d'AstraZeneca", a prévenu Agnès Pannier-Runacher. "La France contribuera à produire dès les prochains mois quatre vaccins", a confirmé la ministre. Il s'agit du "Moderna, à partir du mois de mars, du BioNTech, à partir du mois d'avril, le Curevac, si ce vaccin reçoit une autorisation de mise sur le marché à partir du mois de mai, et le Sanofi à partir du mois de juin".

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"Multiplier les actions collectives de dépistage" dans les écoles et universités

"Nous allons multiplier les actions collectives de dépistage, notamment en relation avec les établissements scolaires et les universités", a poursuivi le ministre de la Santé Olivier Véran. "Nous attendons l’avis de la Haute Autorité de Santé (HAS) sous 10 jours qui nous permettra d’employer des méthodes nouvelles", pour les plus jeunes.

Au retour des vacances scolaires, l'objectif sera de réaliser d'avantage de tests de dépistages salivaires sur les enfants, pour plus d'acceptabilité. Le ministre de la Santé a aussi indiqué que des "médiateurs" de lutte anti-Covid vont être déployés. Leurs missions : faire les tests, aider au "contact-tracing" et mettre à l'abri des personnes.

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Objectif : "limiter au maximum la diffusion" des variants a insisté Olivier Véran. _"_Nous avons objectivé des cas de variants : ce sont essentiellement des cas de variants d'origine anglaise mais nous identifions aussi du variant d'origine sud-africaine et depuis hier, du variant d'origine brésilienne". "Nous ne pouvons pas les éradiquer (...) c'est donc une course contre la montre que mènent les dizaines de milliers de professionnels mobilisés sur tout le territoire national" contre ces variants, a expliqué le ministre de la Santé.

Renforcement des contrôles

Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, est ensuite revenu sur le renforcement des contrôles. "Le nombre de ces contrôles à augmenté de 39% le week-end dernier par rapport au week-end précédent. Les verbalisations ont augmenté de 53%", a-t-il annoncé.

Depuis la mise en place du couvre-feu, "177.000 amendes ont été notifiées", a ajouté Gérald Darmanin. Quelque "587 restaurants et débits de boissons ont été contrôlés hier : ces contrôles seront encore renforcés", a prévenu le ministre de l'Intérieur.

Concernant les contrôles aux frontières, "729 passagers au départ n'ont par exemple pas été autorisés à prendre l'avion" depuis leur mise en œuvre a-t-il affirmé. Depuis lundi, avec la mise en place des contrôles aériens, "on est passé de 65.000 passagers par jour à 20.000 passagers par jour", a encore indiqué le ministre. "Le gouvernement n'a pas hésité et n'hésitera pas à sanctionner durement les compagnies aériennes peu scrupuleuses sur la réalisation [des contrôles] qui leur incombent en première intention", a conclu Gérald Darmanin.

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