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VIDÉO - Dans l'Orne, "Bertrand Patates" brade 30 tonnes de pommes de terre invendues avec la crise sanitaire

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Par , France Bleu Normandie (Calvados - Orne)

Bertrand Roussel, alias "Bertrand Patates" à Courtomer dans l'Orne, brade ce jeudi et vendredi 30 tonnes de pommes de terre qu'il n'a pas pu écouler avec la fermeture des restaurants et l'annulation des animations. Et surprise, les clients se précipitent.

Bertrand Roussel ne regarde même plus son téléphone portable. Il a tellement de coups de fils depuis une semaine, il n'a plus le temps pour le travail : "Il va y avoir la queue, c'est sûr. D'après les coups de téléphone que j'ai, les demandes, les gens prennent 10 sacs, 12, des fois 400, voire 800 kg ! Il y en a même qui vont venir avec la remorque", s'étonne encore l'agriculteur. 

Entre 300 et 400 tonnes d'invendus

De son surnom "Bertrand Patates", ce gros producteur de pommes-frites installé à Courtomer, écoule d'habitude dans tous les bons bistrots et les comités des fêtes de la région. Mais avec la crise sanitaire, tout est fermé. Il se retrouve avec des dizaines de tonnes de patates sur les bras, "entre 300 et 400 tonnes". Alors l'agriculteur a décidé de les vendre à prix cassé aux particuliers, jeudi 29 et vendredi 30 avril, directement sur son exploitation.

C'est la première fois qu'on fait ça. C'est ma fille qui m'a aidé à mettre l'annonce sur Facebook. On avait déjà donné 250 tonnes pour les vaches, et là j'avais encore 30 tonnes. Je me suis dit, autant les vendre pour les gens

Il a lancé un appel sur facebook et à sa grande surprise, il croule littéralement sous les appels : "C'est la première fois qu'on fait ça. C'est ma fille qui m'a aidé à mettre l'annonce sur Facebook. On avait déjà donné 250 tonnes pour les vaches, et là j'avais encore 30 tonnes. Je me suis dit, autant les vendre pour les gens". 

Trois euros le sac, "on me dit, 't'aurais dû les faire plus cher' !"

1500 sacs de 20 kg, qu'il brade à 3 euros le sac. Pas de quoi faire un profit, ça fera au moins un peu de trésorerie pour survivre à la crise : "On dit toujours, la solidarité, la solidarité... eh bien là elle existe bien. Il y a aussi le prix qui attire, trois euros le kilo, pour un produit qui est quand même la base de l'alimentation. On me dit : "t'aurais dû les faire plus cher", mais est-ce que je savais, moi, qu'il y aurait autant de monde qui viendrait ?" Bertrand Roussel va improviser un drive sur son exploitation, avec sens de circulation des voitures, pour éviter que les clients fassent la queue trop longtemps.

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