Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société
Dossier : Sécurité Routière : journée #TousResponsables mercredi 18 septembre

VIDÉO - Journée spéciale "Sécurité routière" : "Ceux qui cassent des radars ont du sang sur les mains"

-
Par , , , France Bleu

France Bleu et France 3 consacrent une journée spéciale à la Sécurité Routière ce mercredi 18 septembre. À cette occasion, Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la Sécurité routière, a dénoncé les dégradations commises contre les radars, et promis qu'ils allaient être réparés.

Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la Sécurité routière.
Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la Sécurité routière. © Radio France

Alors que la mortalité routière est repartie à la hausse au mois d'août (+ 17,9%), France Bleu et France 3 consacrent une journée spéciale à la Sécurité Routière, ce mercredi 18 septembre. Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la Sécurité routière, nous a accordé un entretien. Il a abordé le sujet des radars, pour beaucoup victimes de dégradations dans l'année qui vient de s'écouler.

290 personnes ont perdu la vie sur les routes métropolitaines en août 2019, soit 44 de plus qu'en août 2018. Ce sont les chiffres révélés par la Sécurité routière début septembre. Depuis début janvier, 35 personnes de plus sont mortes par rapport à l'année 2018, marquée par une baisse "historique" de la mortalité routière en métropole (3.248 tués, 3.488 avec l'Outre-mer).

Un radar cassé ne fait plus peur

À l'époque, la Sécurité routière avait imputé ces mauvais chiffres au "relâchement des comportements" après les destruction de radars - 75% du parc qui en compte 4.430, selon le gouvernement - lors du mouvement des "gilets jaunes". Sans vouloir confirmer ce chiffre, Emmanuel Barbe a confirmé qu'un grand nombre d'entre eux avaient été détruits. "On a une idée du nombre de radars détruits, mais on ne le dit pas", a-t-il expliqué, "il ne faudrait pas que certains croient qu'il n'y a plus de radars qui marchent". Cette diminution de la peur du radar a eu, selon lui, une conséquence immédiate sur les chiffres. "Quand il y a eu le pic de destructions de radars, les appareils qui fonctionnaient encore ont flashé davantage", a-t-il précisé. Sur les radars "bâchés", qui contrairement à ce que pouvaient penser les automobilistes continuaient de flasher, les excès de vitesse ont "été multipliés par quatre".

Emmanuel Barbe s'en est également pris aux responsables des dégradations. "Ils ont du sang sur les mains, qui affaiblissent la sécurité de tous et cassent du bien public", a-t-il dénoncé, plaidant pour une poursuite du recours à ces appareils. "Tous les pays qui ont des bons résultats en sécurité routière ont un réseau de radars abondant, car c'est le seul moyen de faire en sorte que l'on ralentisse", a-t-il estimé.

Des radars de plus en plus intelligents

Dans les faits, 400 à 450 radars vandalisés doivent encore être remplacés avant la fin de l'année par des radars tourelles, "mais il n'est pas nécessaire d'en rajouter plus". Les autorités comptent également généraliser et exploiter à fond la nouvelle génération de radars, lancée en 2016. "Ces radars tourelle sont perchés sur un mât, car ils pourront à terme mesurer des séquences vidéos qui permettront par exemple de voir des non-respects de distances de sécurité entre les véhicules, de détecter ceux qui téléphonent ou qui ne sont pas attachés", a expliqué Emmanuel Barbe, qui a aussi évoqué la multiplication de "leurres". "La cabine pourra être pleine ou vide", mais l'automobiliste ne le saura pas, "et on multipliera ainsi la menace de flasher sans multiplier le nombre des radars".

  - Aucun(e)
-
Choix de la station

France Bleu