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Société DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

VIDÉOS - Gilets jaunes, transition énergétique, carburants : ce qu'il faut retenir du discours d'Emmanuel Macron

mardi 27 novembre 2018 à 12:12 - Mis à jour le mardi 27 novembre 2018 à 20:59 Par Thibaut Lehut, France Bleu

Lors d'un discours prononcé mardi à l'Élysée, Emmanuel Macron a de nouveau affirmé qu'il ne reviendrait pas sur la hausse des taxes sur le prix des carburants. Le chef de l'État, pour mettre un terme à "l'utilisation massive du pétrole", a annoncé un développement massif des énergies renouvelables.

Emmanuel Macron à l'Élysée, le 27 novembre 2018.
Emmanuel Macron à l'Élysée, le 27 novembre 2018. © Maxppp -

Sa réaction était très attendue, après deux week-ends de mobilisation des gilets jaunes. Emmanuel Macron, qui s'exprimait ce mardi à l'Élysée, a expliqué qu'il "ne changera pas d'avis" concernant la hausse des taxes sur le prix des carburants. "Je sais qu'on attend de moi un renoncement", a-t-il déclaré, "mais on ne peut pas être le lundi pour l’environnement et le mardi contre l’augmentation des prix du carburant". "L'utilisation massive du pétrole a des conséquences dramatiques pour notre pays", a-t-il ajouté.

Sept à huit milliards d'euros par an pour l'éolien et le photovoltaïque

En réponse aux gilets jaunes, le chef de l'État a rappelé que cette hausse des taxes s'inscrivait dans un mouvement plus global de transition vers le développement d'énergies renouvelables, afin de mieux "mixer" les sources. Il a fait toute une série d'annonces dans ce domaine, en fixant des objectifs et des rendez-vous. 

D'ici 2030, le recours à l'éolien "sera triplé", celui au photovoltaïque "sera multiplié par cinq". Quatre appels d'offres pour de nouveaux parcs éoliens en mer vont être lancés, a promis Emmanuel Macron, alors que la France a déjà prévu l'exploitation d'un premier parc au large de Saint-Nazaire. L'investissement dans le développement de ces nouvelles sources d'énergie se fera à hauteur de 7 à 8 milliards d'euros par an, "financés par les taxes sur les carburants".

Réduction du nucléaire confirmée

Le chef de l'État a confirmé la fermeture définitive des centrales à charbon d'ici 2022. Elles produisent 1,8 % de l'électricité, mais sont très polluantes puisqu'elles rejettent 25 % des émissions de gaz à effet de serre du secteur. 

Dans le domaine du nucléaire, Emmanuel Macron a décalé son objectif de ramener à 50% la part du nucléaire dans la production d'électricité à 2035. Cela entraînera l'arrêt de 14 réacteurs, avec une première échéance à horizon 2030. À cette date, quatre à six réacteurs auront été fermés, en plus des deux réacteurs de Fessenheim dont la fermeture est déjà programmée. Aucun site ne sera définitivement fermé, a promis le chef de l'État, afin de limiter les conséquences sociales et économiques dans les régions concernées.

Une concertation de terrain pendant trois mois

Après avoir détaillé ces mesures, Emmanuel Macron est revenu sur le mouvement des gilets jaunes, estimant que cette transition énergétique ne devait pas conduire à l'émergence "d'une France à deux vitesses". Pour faire coïncider le "problème des fins de mois" avec celui "de la fin du monde", l'Élysée a annoncé le lancement d'une "grande concertation de terrain" sur ce thème, censée durer trois mois. Elle devra associer associations, élus et "représentants des gilets jaunes".

L'objectif fixé est de parvenir à des solutions plus "pragmatiques" pour accompagner les personnes les moins bien armées pour accomplir cette transition. Emmanuel Macron a brandi le chèque-énergie comme symbole du manque d'efficacité des dispositifs existants, "pas assez concrets, pas assez simples". Au terme de ces trois mois, le Haut conseil pour le climat et le Conseil national de la transition énergétique devront eux aussi "proposer des solutions concrètes".

Retour d'une taxe flottante sur les carburants

Plus concrètement, le président de la République a proposé que la fiscalité des carburants soit adaptée aux fluctuations des prix du marché à l'avenir, laissant au gouvernement le soin de détailler le dispositif. Il a promis un rendez-vous tous les trimestres pour s'adapter au prix du pétrole, notamment lorsqu'il y a "une envolée des cours mondiaux". Ce type de dispositif existait dans le passé, il s'agissait de la TIPP flottante (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques) créée par Lionel Jospin en 2000.

Distinguo entre casseurs et concitoyens qui veulent faire passer un message"

Le président de la République est par ailleurs revenu sur les violences qui ont marqué la mobilisation du week-end dernier. "Je ne confonds pas les casseurs avec des concitoyens qui veulent faire passer un message", a déclaré Emmanuel Macron.

Une délégation de gilets jaunes reçue par le gouvernement

Alors que le gouvernement, par l'intermédiaire de son porte-parole Benjamin Griveaux, avait annoncé ce mardi qu'il ne recevrait pas les représentants des gilets jaunes "en l'état actuel", une délégation sera finalement reçue par François de Rugy dans l'après-midi. L'Élysée a fait savoir que c'est Emmanuel Macron qui en a fait la demande au ministre de la Transition écologique et solidaire.

Ce mardi, sur le terrain, ces gilets jaunes restent mobilisés. Des barrages filtrants et des rassemblement étaient notamment signalés en Bretagne, en Normandie, dans les Pays de la Loire ou dans les Hauts-de-France en début de journée.

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