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Société

VIDÉO - Georges a vécu la libération d'Orléans le 16 août 1944

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Par , France Bleu Orléans

On commémore ce vendredi 16 août les 75 ans de la libération d'Orléans par les Américains en 1944. Georges Chenesseau, un habitant de la ville, était présent ce jour-là. À 93 ans, il se souvient très bien de ce qu'il faisait le jour où la ville a été reprise aux mains des Allemands.

Orléans, France

On fête ce 16 août les 75 ans de la libération de la ville d'Orléans, reprise aux mains des soldats allemands. Un habitant est toujours là pour témoigner. Georges Chenesseau, 93 ans, avait 18 ans en août 1944. Il se souvient de ce qu'il faisait ce jour-là et ne l'oubliera jamais.

"Je n'avais jamais vu de Jeep avant"

Ce 16 août 1944, il part le matin en train puis à vélo à Beaugency, pour acheter des vivres pour sa famille dans une ferme de Beauce. De retour à Beaugency, il une chose le frappe :  "Il n'y avait absolument personne, c'était étonnant", se souvient Georges. Il reprend la route, direction Orléans. 

"Je n'avais jamais vu de Jeep avant. Ça me semblait être un véhicule sorti de l'inconnu", Georges

"Sur la route, j'étais heureux, il n'y avait personne. Puis j'ai croisé une voiture qui m'a paru vraiment étrange, il n'y avait personne à l'intérieur. En arrivant à Orléans, _quelqu'un m'a dit de ne passer pas par le bord de la Loire parce que les Américains étaient arrivés_. J'ai poursuivi mon chemin, et j'ai vu d'autres voitures, ce qu'ils appelaient "des Jeeps".  Je n'en avais jamais vu, ça me semblait être un véhicule sorti de l'inconnu.  J'ai continué et puis je suis arrivé chez moi."

Il rentrait sans savoir s'il y avait encore des soldats allemands près de chez lui. Et effectivement, certains fuyaient vers l'est, "ça a fini par se vider totalement de soldats allemands, progressivement".

Quand on lui demande s'il a pu rencontrer des Américains et comment il s'est senti en les voyant arriver à Orléans, il répond : "C'est surtout de la joie car _on en avait parlé depuis longtemps, de ces Américains_. Moi c'est en voyant les Jeeps que j'ai compris qu'ils étaient arrivés, ces nouveaux guerriers. Ils étaient enfin là et on allait pouvoir les découvrir"

Le sud d'Orléans libéré deux jour après l'arrivée des Américains dans la ville

Ces Américains ne sont pas restés longtemps sur place, une partie des troupes est repartie le lendemain vers Paris. "On a pas eu beaucoup le temps de leur parler", sourit Georges. 

C'est surtout de la joie car on en avait parlé depuis longtemps de ces Américains. En voyant les Jeep, on a compris que c'était eux qui arrivaient chez nous", Georges à propos de sa réaction en voyant les Américains arriver à Orléans.

"Quand ils sont arrivés, c'était par la rive nord de la Loire. Les Allemands, eux, étaient restés sur la rive sud. Ils se sont regardés face à face, sans bouger, sans se faire la guerre. Dans un premier temps, ils se sont combattus, mais sans faire de bruit. Puis pendant deux jours les allemands ont tenté de défendre _le clocher de l'église Saint Marceau_, les soldats américains ont fini par lui lancer un obus, et il a été détruit"

Écoutez le témoignage de Georges, 18 ans en août 1944.

Le sud d'Orléans n'est finalement libéré que le 18 août, soit deux jours après l'arrivée des Américains dans la ville. 

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