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Société

VIDÉO - Il y a 80 ans, l'évacuation de Strasbourg et de l'Alsace commençait

Il y a 80 ans, le 1er septembre 1939, une partie des habitants de l'Alsace et de la Moselle étaient évacués. 325 000 Alsaciens et 314 000 Mosellans qui résidaient le long de la ligne Maginot ont été déplacés dans le Sud-Ouest.

La ville de Strasbourg est évacuée le 2 et 3 septembre 1939
La ville de Strasbourg est évacuée le 2 et 3 septembre 1939 - Copie d'écran Vidéo Ina

Alsace, France

C’est un plan qui est l’un des pendant de la construction de la ligne Maginot : l’évacuation et le déplacement des populations civiles qui résidaient à proximité. Son objectif : déplacer loin du théâtre des opérations militaires, les populations civiles vers des départements peu peuplés. C’est le Sud-Ouest qui est choisi. 

En moins de 48 heures, 325 000 Alsaciens et 314 000 Mosellans qui résident le long de la ligne Maginot doivent quitter leurs villes et villages pour les départements du Sud-Ouest de la France.

Une évacuation en 48 heures

Pour laisser au troupes la liberté de mouvement, le plan d’évacuation prévoit le déplacement vers les régions peu peuplées du Sud-Ouest. Le 1er septembre 1939, l’ordre d’évacuation est donné. Dès le lendemain, les habitants doivent quitter leur domicile. Les habitants du Bas-Rhin sont dirigés ver la Dordogne, l’Indre et la Haute-Vienne. Les habitants du Haut-Rhin sont envoyés dans le Gers, les Landes et le Lot-et-Garonne. 

Un itinéraire à suivre et des lieux de cantonnements pour chaque famille sont envoyés aux maires. Les évacués ont droit à 30 kilos de bagage maximum et doivent laisser leurs biens sur place.

Notice d'évacuation des villes de Strasbourg, Schiltigheim, Bischheim et Hoenheim - Aucun(e)
Notice d'évacuation des villes de Strasbourg, Schiltigheim, Bischheim et Hoenheim - CRDP (domaine public)

A Strasbourg, la ville se retrouve vidée de ses 190 000 habitants en quarante-huit heures. Le maire Charles Frey reste sur place avec six autres élus, 267 ouvriers municipaux et 14 notables. 3 500 civils restent à Strasbourg, ainsi que des détachements militaires pour protéger les biens des évacués. La ville se transforme ainsi en véritable ville fantôme, où ne restent que les chiens et chats errants. 

Contrairement à la capitale Alsacienne, Colmar et Mulhouse ne sont pas concernées par l’évacuation.

Une arrivée dans les villes d’accueil

Les populations sont évacuées par des trains lors d’un long voyage, dans des conditions quelquefois chaotiques. A ‘arrivée, les Alsaciens qui parlent le dialecte se heurtent à la barrière de la langue, et la méfiance de certains. Pour beaucoup, le dépaysement est total. L’Alsace et une région riche alors que les conditions de vie dans les départements d’accueil sont parfois précaires.

Lieux d'affectation des évacués Alsaciens de 1939 - Radio France
Lieux d'affectation des évacués Alsaciens de 1939 © Radio France - CRDP (Domaine public)

Une deuxième vague d’évacuation a eu lieu après l’offensive allemande du 10 mai 1940. 

Les Alsaciens et Mosellans sont invités à rentrer chez eux après l’annexion par le Reich en 1940.

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