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Société

VIDÉO - "J'y crois pas !" : Trop d'animaux mâles dans les musées et les laboratoires

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Par , France Bleu

Dans les grands muséums d'histoire naturelle en Europe comme aux Etats Unis, les animaux mâles sont surreprésentés. Dans les laboratoires de recherche, c'est encore pire. Pendant 50 ans, tous les cobayes étaient des mâles. Résultat : ça a faussé et fausse encore aujourd'hui la science.

Il y a bien plus d'animaux mâles que femelles dans les musées. C'est une grande étude britannique qui le dit après avoir passé au crible 2,5 millions de bestioles sagement rangées dans les vitrines de grands muséums d'histoire naturelle. Dont celui de Paris. 

Résultat : seulement 40% des oiseaux et 48% des mammifères sont des filles. Mais ces chiffres sont comme le diable. La réalité se cache dans les détails. En vrai, le ratio garçons / filles est carrément déséquilibré. Comme pour les chauves-souris avec moins de 10% de femelles dans les musées. 

Les raisons de ce trop d'animaux mâles dans les musées ? 

Un hasard ce déséquilibre entre les animaux mâles et femelles ? Pas du tout. Parce que dès le départ, la sélection était volontaire. C'est plus simple d'attraper les mâles car on les voit bien mieux que les femelles. Ils sont plus gros, plus grands et drague oblige, plus flamboyants aussi. 

Il peut y avoir également un peu de hasard. Ce jour-là il n'y avait que des gars sur le terrain. 

Et il y a aussi le comportement de ces messieurs. Comme les oiseaux où les garçons se font piéger à tous les coups par les cris d'autres mâles. 

Et puis, au 19ème siècle au moment de la chasse, dans les musées, il n'y a quasiment que des hommes

Autre époque, autres mœurs. Certes ! Mais nos bêtises d'hier nous rattrapent aujourd'hui. Par exemple, très difficile de savoir comment le corps des animaux va évoluer avec le réchauffement climatique. 

Dans les laboratoires de recherche : que des animaux mâles aussi 

Désolant ce déséquilibre dans les musées mais il y a encore plus choquant. On a fait exactement pareil chez nous les humains. Comme le dénonce la chercheuse américaine Rebecca Shansky. Pendant 50 ans, dans les laboratoires, il n'y a eu que des cobayes mâles. Rats, souris, primates : tous des gars. 

Pourquoi ? Parce qu'à cause de leurs hormones et de leurs cycles, les femelles étaient réputées comme instables. Et donc pas fiables

Que chez les souris, le mâle dominant ait 5 fois plus de testostérone que les autres n'a visiblement froissé aucune blouse blanche. Pourtant bonjour les conséquences.

Des conséquences pour les femmes sur les médicaments  

A force de n'avoir que des cobayes mâles on a fabriqué des médicaments, ô surprise, pas du tout adaptés aux femmes. Un comble pour des maladies comme la dépression qui touche en premier les femmes. 

Heureusement, les temps changent. Et il y a désormais quelques recherches sur ces fameuses différences hommes / femmes face aux traitements. 

Conclusion, à négliger la moitié d'une espèce, on est tous perdants. Car impossible de faire un tableau complet du vivant. Et c'est vrai pour toutes les espèces. 

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