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VIDÉO - L'archevêque de Toulouse contre la liberté de blasphémer les religions et crée une polémique

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Occitanie

Sur France Bleu Occitanie ce vendredi matin, et au lendemain de l'attentat terroriste de Nice, Monseigneur Le Gall s'est déclaré contre la liberté de blasphémer les religions en France. Il est contre la diffusion des caricatures religieuses. Ses propos ont fait réagir, y compris nationalement.

Monseigneur Robert Le Gall sur France Bleu Occitanie
Monseigneur Robert Le Gall sur France Bleu Occitanie © Radio France - FBO

Rares sont les archevêques de France à faire publiquement ce genre de déclaration. Au lendemain de l'attentat au couteau à Nice et après l'assassinat du professeur Samuel Paty, Monseigneur Robert Le Gall s'est dit contre la liberté de blasphémer les religions en France. L'archevêque de Toulouse s'oppose à la diffusion de caricatures religieuses comme celles du prophète Mahomet, ayant entraîné l'assassinat du professeur dans les Yvelines.

"On ne se moque pas impunément des religions, vous voyez le résultat que ça donne." — Mgr Robert Le Gall

Pour Mgr Le Gall, montrer à des enfants notamment des caricatures de Mahomet, c'est jeter "de l'huile sur le feu", et il ajoute : "On ne peut pas se permettre de se moquer des religions". L'archevêque défend "la liberté d'être ensemble, de parler ensemble, la liberté d'être des frères ensemble, mais pas de s'invectiver".

Ouvrir les églises

Au lendemain de l'attaque de Nice, le président du Conseil français du culte musulman a demandé l'annulation des festivités de la fête de Mawlid et la fermeture des mosquées. Monseigneur Le Gall donne lui la consigne de laisser les églises ouvertes : "J'ai donné la consigne aux prêtres d'ouvrir au maximum les églises, avec prudence bien évidemment. Plus que jamais on a besoin d'espaces de paix, de prières et de recueillement qu'il s'agisse des mosquées ou des églises".

"Plus que jamais on a besoin d'espaces de paix." — Mgr Robert Le Gall

Suite à cette nouvelle attaque, et dans le cadre du niveau maximal du plan Vigipirate, la sécurité est renforcée devant les lieux de culte et les écoles. Le Premier ministre Jean Castex a annoncé que les cérémonies religieuses seront interdites pendant le reconfinement, "sauf pour les enterrements dans la limite de 30 personnes et pour les mariages dans la limite de six personnes".

Réactions politiques et académiques en cascade

Jean-Luc Mélenchon, le patron de la France Insoumise, s'est fendu d'un tweet sévère vendredi après-midi. "Un évêque excuse les crimes", écrit-il.

Le Président du département de la Haute-Garonne, Georges Méric a quant à lui publié un communiqué de presse ce vendredi après-midi disant regretter les propose de l'archevêque, un "un recul dans le processus de sécularisation de la religion catholique". Le président du Conseil Départemental de Haute-Garonne, qui sera l'invité de France Bleu Occitanie lundi matin à 08h08, rappelle que "la liberté de blasphémer n’est pas un acte licencieux mais appartient au droit de notre République".

Pierre Juston, doctorant en droit public à Toulouse et spécialiste des questions de laïcité a vivement réagi à cette intervention sur France Bleu Occitanie. "L'instrumentalisation de cet acte terrible pour l’agenda d’une partie du cléricalisme catholique est absolument indécent" et d'ajouter "Monseigneur le Gall ne veut pas mettre de l'huile sur le feu ? C'est exactement ce qu'il est en train de faire".

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