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Société

VIDÉO - Muriel Robin : "Si on me demandait de revivre entre mes 20 et 50, je préfère mourir"

mercredi 28 novembre 2018 à 11:21 - Mis à jour le mercredi 28 novembre 2018 à 20:11 Par Sandrine Morin, France Bleu Saint-Étienne Loire et France Bleu

Des centaines de lecteurs se sont massés mardi à la librairie de Paris, à Saint-Étienne, pour faire dédicacer le livre Muriel Robin. La comédienne et humoriste stéphanoise a sorti une autobiographie il y a quelques semaines. Dans "Fragile", elle se livre vraiment et n'élude pas ses années "noires".

Muriel Robin se livre au micro de France Bleu Saint-Étienne Loire
Muriel Robin se livre au micro de France Bleu Saint-Étienne Loire © Radio France - Mehdi BEN ROMDHANE

Saint-Étienne, France

L'humoriste Muriel Robin révèle ses zones d'ombre et les secrets de ses blessures dans Fragile, une autobiographie de 400 pages. Un livre passionnant, plein de rebondissements.

France Bleu  : Vous revenez à Saint-Étienne pour signer cet ouvrage. Vous étiez émue de signer à la librairie de Paris, mardi ? 

Muriel Robin : C’est particulier ici. J’y suis venue dans cette librairie. J’ai des souvenirs, j’ai encore des repères. J’ai une émotion particulière. 

"J’étais obligée de partir. Ici, j’étais la fille Robin."

Mais Saint-Étienne, quand on lit "Fragile", c’est tout sauf simple. C’aurait pu être prison pour vous ? 

J’étais obligée de partir. Ici, j’étais la fille Robin. Bien sûr à Paris, je n’ai pas vraiment trouvé l’anonymat !  Mais ce n’est pas pareil d’être reconnue pour ce qu’on fait… Ou alors d’être reconnue pour rien, parce qu’on est la fille de Monsieur et Madame Robin qui ont trois magasins de chaussures. 

Vous êtes revenue dans la Loire pour écrire ce livre. On vous voit sillonner le département Chalmazel, Montbrison.

Je suis venue pour conclure le livre. Avec Lionel Duroy, avec qui j’ai écrit ce livre, on trouvait que pour finir notre travail, c’était bien de venir sur le terrain. Il fallait aussi rencontrer des gens et notamment la meilleure amie de ma mère, Juliette, qui a le souvenir. Et c’est grâce à elle qu’on apprend cette nouvelle qui est à la fin du livre. 

"Si on me demande de revivre entre mes 20 et 50 ans, je préfère mourir"

A-t-il été dur à écrire, ce livre ? 

Non, ce n’était pas dur, ce n’était pas un besoin. Personne ne m’a obligée. C’était plus une envie. Je crois que j’avais envie de partager ce que j’ai été seule à vivre. Derrière cette fille drôle qui fait rire beaucoup de gens, moi, derrière, c’était un peu noir. Un peu beaucoup, d’ailleurs. Si on me demande de revivre entre mes 20 et 50 ans, je préfère mourir. Je ne veux pas y retourner. Bien que j’ai eu des salles pleines, le noir était vraiment très noir. C’était vraiment très dur.

Dans ce livre, vous rendez de vibrants hommages à vos mentors artistiques. Michel Bouquet est très présent ? 

Il est très très important. C’est le maître. C’est du respect. Je ne l’ai jamais tutoyé. Moi je voulais arrêter. Il m’a empêché d’arrêter. Il m’a dit c’est un devoir. Quand tu es drôle, c’est un devoir. 

Il y a aussi des femmes. Annie Girardot, Line Renaud, des personnalités qui vous ont aidées à vous construire ? 

Ces deux femmes, c’est vraiment différent.  Annie Girardot elle existe, elle a les cheveux courts, elle fume, elle n'a pas une voix de fille, elle n'est pas dans les canons de la beauté. Moi j’ai quinze ans, je suis pareille, j’ai les cheveux courts. Si elle peut faire ça sans être Catherine Deneuve, je peux faire ça. Moi comme métier, je voulais faire Annie Girardot. Et c’est devenue une amie. Je l’ai accompagnée jusqu’à son dernier souffle ou presque. Une manière de lui rendre ce qu’elle m’a apporté. 

Line, c’est autre chose. C’est une deuxième maman. C’est un repère, ce sont des conseils. Elle a rencontré ma mère. Line Renaud, elle devient la mère parfaite, justement parce qu’elle n’est pas mère.   

"Moi, comme métier, je voulais faire Annie Girardot"

On vous a vu dans des téléfilms qui ont cartonné ces derniers temps : "Marie Besnard" ou encore "Jacqueline Sauvage". D’autres projets sont-ils en cours pour les mois à venir ? 

Non pas de projet du tout. Mais il va y en avoir. J’espère. Marie Besnard, c’était il y a 12 ans. Je ne peux pas compter sur ce qui vient de l’extérieur, sinon je vais m’ennuyer. Et donc je vais continuer de compter sur moi. C’est une chance parce qu’il y a plein d’actrices qui n’ont pas cette carte là. Qui ne peuvent que compter sur le rôle qui arrive. C’est un métier très violent. C’est d’une cruauté... La seule chose dont je suis sûre, c’est que je serai seule en scène l’année prochaine. Je ne sais pas avec quoi… mais je serai sur scène l’hiver prochain. Et ça, je le maîtrise. 

  - Aucun(e)
- XO EDITIONS
  • Parution : 18 octobre 2018
  • 418 pages
  • Format : 153 x 240 mm
  • Prix : 19,90 euros
  • Cahier photo de 16 pages 
  • ISBN : 978284563