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Société

VIDEO - Najat Vallaud-Belkacem invitée de France Bleu Provence

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Provence

Najat Vallaud-Belkacem était l'invitée exceptionnelle de France Bleu Provence ce mardi. Entre 7h50 et 8h30, la ministre de l’Éducation nationale a répondu aux questions d'Anne Pinczondusel et à celles des auditeurs sur la réforme scolaire.

Najat Vallaud-Belkacem dans le studio de France Bleu Provence
Najat Vallaud-Belkacem dans le studio de France Bleu Provence © Radio France

L'application de la réforme des rythmes scolaires a fait couler beaucoup d'encre à Marseille et a provoqué la colère de nombreux parents d’élèves. Les écoles sont bien ouvertes le mercredi matin, mais plus de classe le vendredi après-midi : les cours s'arrêtent à 11h30.

Le problème, c'est la mise en place des activités périscolaires le vendredi après-midi. Depuis la rentrée, parents d'élèves, animateurs et instituteurs ont manifesté devant l'hôtel de ville à Marseille contre le flou autour de l'application de la réforme des rythmes scolaires.

Invité de France Bleu Provence le 29 août dernier, le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin avait annoncé que "la mise en place de tout cela se fera d'ici Noël, [...] cela ne se fait pas d'un coup de baguette magique ".

La réforme était-elle nécessaire ? Fallait-il accorder une dérogation à la deuxième ville de France ?

L'application difficile de la réforme

Pourquoi la réforme des rythmes scolaires est-elle si compliquée à mettre en place à Marseille ? Pour Najat Vallaud-Belkacem, "la volonté politique locale n'a pas forcément été au rendez-vous au moment ou elle aurait dû l'être ". Le manque d'anticipation de cette réforme explique donc en partie cette difficulté d'application.

La ministre de l’Éducation nationale rappelle que "la réforme scolaire, c'est la décision prise par l’État de mieux aménager le temps scolaire des enfants ". Dans la pratique, l'objectif est d'étaler le temps d'apprentissage sur cinq matinées et non pas quatre . "Ensuite, cette réforme du temps scolaire, a été l'occasion de dégager du temps pour qu'il soit consacré à du périscolaire , c'est-à-dire des activités artistiques, culturelles, sportives... prises en charge par les villes qui sont aidées financièrement pour le faire ".

Le coût de la réforme

Jean-Claude Gaudin a justement objecté qu'il n'a pas reçu un centime de l’État. Najat Vallaud-Belkacem annonce, de son côté, que "cette année, la ville de Marseille [...] devra recevoir près de sept millions d'euros de l’État ", ce qui correspond à un montant de 90 euros par enfant et par an. Cette aide pourrait être augmentée de quatre millions d'euros si la ville de Marseille ouvrait un centre de loisirs agréé. La ministre confirme, "ces jours-ci, c'est plus de deux millions d'euros qui arrivent dans les caisses de la ville de Marseille ".

Si la ville annonce un coût de 20 millions d'euros, Najat Vallaud-Belkacem évalue le montant à 10 millions d'euros , couvert par les sept millions d'aide de l’État et les quatre millions supplémentaires conditionnés à l'ouverture de centres agréés.

La ministre rappelle que "le scolaire, c'est l’État, le périscolaire, c'est à la discrétion des communes. Ce qui a changé avec la réforme, c'est qu'en changeant le temps scolaire, on a libéré du temps et on a incité les communes à utiliser ce temps pour y mettre du périscolaire [...] en mettant un fonds d'amorçage en place. Cette année scolaire, ce fonds d'amorçage versé aux communes, il coute 400 millions d'euros ".

État des lieux deux mois après la rentrée

Deux mois après la rentrée, les inégalités entre les élèves sont toujours là : certains bénéficient d'activités périscolaires variées, d'autres de la garderie, d'autres encore de rien du tout. Najat Vallaud-Belkacem reconnait que "quand la réforme des rythmes scolaires est mal mise en œuvre, alors elle est même susceptible de creuser les inégalités ".

Pour lutter contre ça, le moyen, "c'est de continuer d’inciter très fortement la mairie de Marseille à mettre en place du périscolaire pour toutes les écoles. Je constate que le tribunal administratif de Marseille s'est prononcé , en enjoignant la mairie de Marseille de mettre en œuvre ce périscolaire dès la rentrée des vacances de la Toussaint ".

Les prochains objectifs

La ministre souhaite un comité de suivi de la réforme pris en charge par le recteur . Il sera installé à la mi-novembre. "Ce comité de suivi associera l’État, mais aussi la mairie, les associations de parents d'élèves pour que chacun puisse constater sur le terrain les avancés du dossier et alerter quand ça ne va pas suffisamment vite ".

Enfin, Najat Vallaud-Belkacem veut signer avec la mairie de Marseille, "un plan éducatif territorial : c'est un contrat qui nous lie , aussi bien l'éducation nationale que la mairie et tous les acteurs intéressés pour apporter aux Marseillais le meilleur service possible pour leurs enfants ".

La ministre répond aux auditeurs

Revivez l'intervention de la ministre de l’Éducation nationale

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