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Société

VIDÉO - Samir Kuku, réfugié et pompier volontaire : "Ma vie, c'est aider les autres"

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Par , France Bleu Nord, France Bleu

Dans le Douaisis, la caserne de Sin-le-Noble, composée d'une cinquantaine de pompiers volontaires, accueille une recrue au parcours singulier. Depuis un peu plus d'un an, un réfugié soudanais fait partie de l'effectif. Samir Kuku a obtenu l'asile en France, et a décidé de s'engager.

A 31 ans, Samir Kuku a intégré la caserne de Sin-le-Noble en août 2018. Il est pompier volontaire, et espère devenir professionnel.
A 31 ans, Samir Kuku a intégré la caserne de Sin-le-Noble en août 2018. Il est pompier volontaire, et espère devenir professionnel. © Radio France - Cécile Bidault

Sin-le-Noble, France

C'est bien connu, le corps des sapeurs-pompiers, c'est une grande famille. A la caserne de Sin-le-Noble, dans le Douaisis, la famille s'est agrandie. Ils sont une cinquantaine de sapeurs-pompiers volontaires ici, et en août 2018, une recrue a fait son apparition dans les rangs, il s'appelle Samir Kuku. Son histoire est singulière, quand il en parle il dit que c'est "sa grande histoire", car elle est pleine de péripéties : il est Soudanais, il a fui son pays où il était persécuté, et même emprisonné.

Il a réussi à s'évader, est arrivé en Libye après avoir marché pendant quinze jours. Ensuite, il a de nouveau connu la prison, de nouveau la fuite, la traversée de la Méditerranée dans des conditions précaires. Arrivé en Italie, sans papier, il est allé de trains en trains pour arriver à Calais en 2016, avec pour but l'Angleterre. Mais finalement, il a décidé de rester en France, où il a obtenu l'asile. Il s'est alors installé dans la région de Douai, a commencé des petits boulots, jusqu'à ce qu'il entende parler des pompiers volontaires.

Formation puis incorporation

Après avoir été formé, il a été incorporé à la caserne d'Arleux. Et ensuite au Centre d'incendie et de secours de Sin le Noble, où il se sent chez lui aujourd'hui, loin de sa famille, ça lui fait du bien de porter cet uniforme : "j'ai trouvé une petite famille chez les pompiers volontaires", explique avec le sourire Samir Kuku, "ma vie, c'est aider les autres". Samir est aujourd'hui mobilisable à tout moment pour partir en intervention.

"En un mot, je dirais : respect" - Laurent Lepachelet, adjoint au chef de centre de Sin-le-Noble

Même lorsqu'il n'est pas en intervention, Samir passe à la caserne pour s’entraîner, ou simplement dire bonjour. Ses collègues, sapeurs pompiers volontaires comme lui, l'admirent. Pour Alexandre Dufour et Julien Damie, "il est l'un des nôtres. S'il porte l'uniforme, c'est qu'il le mérite. C'est impressionnant. Je ne sais pas si j'aurais pu faire le quart de ce qu'il a fait". Même admiration du côté de sa hiérarchie. Le lieutenant Laurent Lepachelet, adjoint au chef de centre, estime "qu'il vient donner de son temps, parce que sapeur pompier volontaire, c'est une vocation. En un mot, je dirais : respect".

Le rêve de Samir Kuku, c'est de devenir pompier professionnel, et pourquoi pas y associer son ancien métier, infirmier. Il espère avoir bientôt le niveau suffisant en Français pour obtenir le diplôme qui lui permettrait s'exercer en France.

ECOUTEZ : la belle histoire de Samir Kuku, réfugiés soudanais devenu pompier volontaire

ECOUTEZ : reportage à la caserne des pompiers de Sin-le-Noble

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