Société

VIDEO "Sans une réponse pénale adaptée, même en multipliant le nombre de policiers, ça ne marchera pas" : G.Goupil

Par Martine Bréson, France Bleu Paris Région lundi 12 septembre 2016 à 8:58 Mis à jour le lundi 12 septembre 2016 à 10:18

Grégory Goupil
Grégory Goupil © Radio France - Martine Bréson

Grégory Goupil, secrétaire général adjoint du syndicat Alliance police 93, était l'invité de France Bleu à 8h10. Il a évoqué le manque d'effectifs dans la police nationale. En Seine-Saint-Denis, il faudrait au moins 400 policiers en plus, affirme Grégory Goupil.

Grégory Goupil, secrétaire général adjoint du syndicat Alliance police 93, était l'invité de France Bleu à 8h10. Il a réagi aux affaires d'agressions qui touchent la communauté chinoise à Aubervilliers. On a souvent affaire à des récidivistes, dit-il, il y a de l'argent donc ça attire. Il a expliqué qu'il y avait eu 300 mutations et que cela faisait 300 policiers en moins mais il a précisé que sans une réponse pénale adaptée,  même en multipliant le nombre de policiers ça ne marcherait pas.

Regardez l'interview de Grégory Goupil à la fin de cet article.

A retenir

"Il y a un réel problème d'effectif en Seine-Saint-Denis. A Aubervilliers, ce qu'on voit c'est qu'on a souvent affaire à des multirécidivistes. Ces personnes-là (communauté chinoise) sont agressées parce que ce sont des commerçants et  qu'ils génèrent pas mal d'espèces. Il y a du numéraire donc forcément ça attire comme tous les commerces en Seine-Saint-Denis... la communauté asiatique est victime d'agressions ces derniers temps mais c'est pour récupérer de l'argent. C'est de l'argent facile, il y a beaucoup d'agressions...  On peut mettre énormément d'effectifs, si on n'a pas une réponse pénale adaptée, ça fonctionnera jamais.

Depuis le premier septembre 2015, près de 300 policiers ont quitté la Seine-Saint-Denis... On a un mouvement général tous les ans pour bons et loyaux services... ce sont des collègues qui ont plus de 10 ans pour la plupart en Seine-Saint-Denis qui ont réussi à partir en province... la police parisienne c'est un petit peu le réservoir de la police nationale... au bout d'un certain temps il est logique qu'un policier parte en province.

On est à peu près 3400 aujourd'hui. On est un peu plus qu'ailleurs mais la délinquance n'est pas la même. Pour être bien pour que le service tourne correctement il faudrait 400 policiers minimum en plus sur le département.

On a une délinquance atypique. On a une multitude de servitudes liées à l'actualité, alerte attentat, on a des collègues qui sont en statique à droite à gauche ... à un moment donné on ne peut plus faire face à toutes ces tâches.

La police nationale ne délaisse aucun quartier sensible maintenant on a une multitudes de servitudes qui empêchent mes collègues de faire leur travail".

Regardez l'intégralité de l'interview de Grégory Goupil. 

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