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VIDEOS - Seine-Maritime : plusieurs centaines de manifestants à Rouen contre la loi "sécurité globale"

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Par , France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure)

Plusieurs centaines de manifestants se sont réunis ce samedi à Rouen pour protester contre la loi "sécurité globale" à l'appel de plusieurs organisations syndicales, y compris de journalistes.

Des centaines de manifestants ce samedi devant le palais de Justice à Rouen contre la loi "sécurité globale".
Des centaines de manifestants ce samedi devant le palais de Justice à Rouen contre la loi "sécurité globale". © Radio France - Bradley de Souza

L'article 24, le plus contesté, de ce projet de loi a été voté ce vendredi. Partout en France comme à Rouen et au Havre, plusieurs centaines de manifestants ont défilé dans les rues pour protester contre la loi dite de "sécurité globale". A l'appel de plusieurs organisations syndicales, y compris de journalistes, qui y voient une atteinte à la liberté d'expression, le message était clair, et tous les manifestants étaient unanimes "Il faut le retrait de cette loi".

Une atteinte aux libertés

"C'est une histoire de flou". "Souriez, vous êtes filmés". Mais aussi "Drône d'ambiance", les pancartes et les messages allaient droit au but ce samedi dans les rues de Rouen. L'article très conversé, le 24, était sur la bouche de tous les manifestants. Il interdit la diffusion de vidéos des forces de l'ordre pendant les manifestations. Même s'il a été amendé. 

"La loi demande, exige même qu'il n'y ait plus de prise de vue des policiers et policières parce que ce serait une atteinte à l'intégrité physique et psychique. Ce qui est troublant parce que comment on évalue une intégrité physique et psychique ?", s'interroge Diana Armangol, présidente de la section de la ligue des droits de l'Homme de Seine-Maritime.

Plusieurs centaines de manifestants s'étaient retrouvés devant le palais de Justice à Rouen avant de défiler dans les rues.
Plusieurs centaines de manifestants s'étaient retrouvés devant le palais de Justice à Rouen avant de défiler dans les rues. © Radio France - Bradley de Souza

"C'est une façon d'interdire la presse d'intervenir, c'est une atteinte à l'information. C'est une loi qui interdit aux journalistes d'exercer, aux reporters d'exercer et au citoyen et citoyenne d'être informé. On demande le retrait total de la loi", poursuit-elle. Dans la foule, nombreux montrent leur incompréhension face à cette loi, notamment sur le floutage des policiers. 

"C'est ce qui a permis de dénoncer l'assassinat de Cédric Chouviat (livreur décédé en janvier suite à une interpellation violente, étranglé et plaqué au sol par des policiers, ndlr), et sans ces vidéos-là, on aurait jamais pu savoir s'il y avait eu violence policière et donc je trouve cela aberrant qu'on puisse envisager une loi pareille", raconte Clara.

Dans le cortège, Jules s'interroge. "Si les policiers n'ont rien à se reprocher pourquoi on arrêterait de les filmer ?". "Le mantra de base de la police c'est protéger et servir. Aujourd'hui on s'évertue à protéger les policiers alors que l'on voit par exemple que dans l'affaire Benalla qu'il y a des dérives. Donc s'il n'y avait pas eu le droit de filmer, il n'y aurait pas eu l'affaire Benalla par exemple", s'insurge le jeune homme.

"Cela va devenir une délinquance de manifester. Et au contraire être CRS et blesser des gens, ça va être normal. Alors que pas du tout, leur métier c'est de nous protéger", s'exclame Camille croisée dans la manifestation. Au Havre, quelques centaines de personnes ont également manifesté. Le projet de loi prévoit 45.000 euros d’amende le fait de diffuser des images non floutées d’un policier ou d’un militaire et un an d'emprisonnement.

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