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Société

Vidéos virales, fake news : trois idées reçues sur les réseaux sociaux avec la coordinatrice du CLEMI en Bourgogne

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Par , France Bleu Bourgogne

La polémique autour d'une vidéo montrant une interpellation musclée à Dijon lors du dernier rassemblement des gilets jaunes, le prouve : la bataille de l'information se joue aussi sur les réseaux sociaux. Un sujet qui véhicule pas mal d'idées reçues. On en soumet trois à la coordinatrice du CLEMI.

Le traitement des "Fake News" dans un musée interactif américain consacré à l'information, à Washington.
Le traitement des "Fake News" dans un musée interactif américain consacré à l'information, à Washington. © Maxppp - Alexandre Marchi

Côte-d'Or, France

Comment reconnaître le vrai du faux dans une information publiée sur les réseaux sociaux ? Comment savoir qui délivre l'information ? Comment être sûr.e de ne pas partager une "fake news" ? A Dijon, le rectorat dispose du Centre pour l'Éducation aux médias et à l'information (CLEMI). Il propose des ateliers et des formations au profs et même aux parents. L'occasion de soumettre trois idées reçues sur le sujet à Nathalie Barbery, la coordinatrice du CLEMI en Bourgogne.

Première idée reçue : il y a tellement de comptes anonymes sur les réseaux sociaux, qu'on ne peut pas vérifier l'origine, la source des informations.

Nathalie Barbery - "Faux ! Il existe plusieurs techniques pour croiser ses infos en cherchant par exemple à croiser ces informations en cherchant d'autres sources et deuxième grande technique, savoir qui me parle et faire une enquête sur ceux qui me donnent cette information à partir du site ou des moteurs de recherche. Cela peut prendre un peu de temps mais c'est indispensable. "  

Deuxième idée reçue : publier une photo ou une vidéo sur les réseaux sociaux, est forcément une preuve, un élément d'information incontestable.

Nathalie Barbery - _"_Totalement faux. Aujourd'hui, c'est tellement facile de modifier ou de truquer une photo ou de rajouter une fausse légende à une vraie photo, avec des logiciels ou des applis, et de transformer cela en fausse information. Mais il existe des outils comme InVID ou Tineye pour vérifier la source des images et des vidéos."

Troisième idée reçue : ce sont surtout les jeunes qui partagent les "fake news" sur les réseaux sociaux.

Nathalie Barbery - "Faux aussi, tous les jours je vois des adultes et même des adultes diplômés qui partagent et diffusent de fausses informations ou croient à cette fausse information. On est dans ce qu'on appelle le "biais de confirmation" : on a envie de croire ce à quoi on croit déjà et on est prêts à partager de fausses informations.  Alors que les jeunes, eux, sont de plus en plus informés dans le système scolaire, au collège ou au lycée, avec des cours d'éducation aux médias, ce qui leur permet de développer leur esprit critique et d'appliquer les méthodes qu'on leur a apprises pour distinguer le vrai du faux. Certains jeunes élèves me disent souvent "on sait que c'est un mytho mais c'est juste pour rire qu'on la partage."

Nathalie Barbery du CLEMI à Dijon répond à 3 idées reçues sur les fake news et l'accès à l'information sur les réseaux sociaux