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Vierzon : pas de projet de fermeture du commissariat

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Par , France Bleu Berry
Bourges, France

Jacqueline Gourault s'est montrée rassurante sur l'avenir du commissariat de Bourges. La ville ne passera pas en zone gendarmerie a réaffirmé la ministre déléguée aux collectivités en visite dans le Cher sur le thème, également de l'accueil des migrants.

Jacqueline Gourault, ministre déléguée aux collectivités
Jacqueline Gourault, ministre déléguée aux collectivités © Radio France - Michel Benoit

Jacqueline Gourault a été claire en inaugurant la nouvelle gendarmerie de Mehun-sur-Yèvre, près de Bourges : " A l'heure actuelle, il n'y a _aucun projet de fermeture du commissariat de Vierzon_. D'ailleurs un membre du cabinet du ministre de l'intérieur rencontre également aujourd'hui les policiers de Vierzon pour les rassurer. Je suis élu dans le Loir et Cher, et à l'époque on l'état a fermé le commissariat de Romorantin, rien ne s'est fait sans discuter avec les élus locaux. Voici la situation pour l'heure. Je ne peux pas m'engager pour ce qu'il se passera dans dix ans. " a expliqué la ministre.

Jacqueline Gourault a rejeté toute idée de fermer le commissariat de Vierzon, pour l'heure actuelle, sur France Bleu Berry

Jacqueline Gourault qui est également passé par Bourges, à la rencontre des migrants à l'association Tivoli Initiatives. Vous avez pu entendre le président du département du Cher, Michel Autissier, hier matin qui n'arrive plus à financer l'accueil des migrants mineurs. Leur nombre a presque doublé en quelques mois dans le Cher comme ailleurs. La ministre déléguée au collectivités est consciente du problème. 

Les réfugiés accueillis dans le Cher suivent notamment des cours de français
Les réfugiés accueillis dans le Cher suivent notamment des cours de français © Radio France - Michel Benoit

Impossible de nier l'évidence. La prise en charge des migrants mineurs va coûter 2 millions d'euros cette année dans le Cher. Ils sont 113 aujourd'hui. L'état ne reste pas les bras croisés a expliqué Jacqueline Gourault : "Nous avons débloqué une enveloppe exceptionnelle de 100 millions d'euros pour venir en aide aux départements."  Reste à savoir si cette enveloppe sera suffisante. "_Ca ne sera pas le cas, en l'état actuel des choses, dénonce,  _Dominique Bussereau, président de l'assemblée des départements de France. L'état a prévu 1,25 milliard d'euros pour 2018. C'est loin d'être assez si on reste sur le rythme actuel d'arrivée de jeunes migrants mineurs en France. Il faut casser les filières, se donner les moyens de vérifier l'âge de ces mineurs (en accord avec la justice) et verser l'argent nécessaire aux départements pour les accueillir et les insérer."  Il faut de toutes façons revoir la fiscalité en faveur des départements a expliqué la ministre puisque l'état ne compense plus non plus suffisamment le Rsa ou l'Apa pour les personnes âgées.  

Le cours de français a été "légèrement " perturbé jeudi matin à Bourges pour ces migrants, rencontrés par Jacqueline Gourault.
Le cours de français a été "légèrement " perturbé jeudi matin à Bourges pour ces migrants, rencontrés par Jacqueline Gourault. © Radio France - Michel Benoit

Jacqueline Gourault interpellée par un jeune migrant, originaire du Mali,  impatient d'être scolarisé  : "Cela fait quatre mois que je suis en France et je ne peux pas m'engager dans une formation, pour des raisons administratives. Je passe la majeure partie de la journée à regarder la télévision. Mon rêve serait de devenir avocat. " Un message reçu 5 sur 5 par la ministre : " Les 16-18 ans, il faut faire en sorte qu'ils aient un accès plus rapide à la formation, c'est évident. "

J'ai beaucoup aimé votre idée de bail de co-habitation et l'existence de cette agence immobilière à vocation sociale "

Et puis, ce qui m'a intéressé aussi, c'est la proposition du bailleur France Loire de pouvoir loger en cohabitation des jeunes réfugiés avec des étudiants français, dans les mêmes appartements. Cela permettrait des progrès rapides en français et une meilleure insertion. La voix de l'apprentissage notamment constitue une solution pour ces jeunes mineurs, à condition qu'ils maîtrisent correctement le français. Dans le Cher, les bailleurs sociaux proposent un bail de cohabitation aux réfugiés qui ne sont donc pas solidaires des dettes de leurs camarades, comme c'est le cas dans les contrats habituels de co-location. Une initiative berrichonne très efficace qui pourrait être reprise facilement ailleurs en France.

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