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Société

Villefranche-de-Lauragais : l'enquête publique est lancée pour construire un crématorium

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Par , France Bleu Occitanie

Il n'y a actuellement qu'un seul crématorium en Haute-Garonne, à Cornebarrieu. Il est saturé et les autres infrastructures de la région sont souvent éloignées. Le projet de construire un crématorium à Villefranche-de-Lauragais est donc plutôt bien accueilli par les habitants.

Le permis de construire a été délivré sur un site situé à l'écart des habitations, sur la zone d'activité de Camave.
Le permis de construire a été délivré sur un site situé à l'écart des habitations, sur la zone d'activité de Camave. © Radio France - Vanessa Marguet

Haute-Garonne, France

"Aujourd'hui, si on veut incinérer un proche, on doit aller à Trèbes dans l'Aude, à Pamiers ou à Cornebarrieu à côté de Toulouse" explique Claude, un habitant de Villefranche-de-Lauragais. Il peut aussi aller à Montauban ou Albi, mais c'est encore plus loin. Et la distance n'est pas le seul problème mis en avant par les habitants. Martine parle aussi des délais : _"il faut parfois plus de 10 jours avant d'avoir un créneau"_

C'est pour toutes ces raisons que les élus de Villefranche-de-Lauragais ont lancé l'idée de construire un crématorium sur leur commune. Le projet a bien avancé ces derniers mois. Ils ont signé une délégation de service public avec OGF, un groupement de pompes funèbres, en février 2018. Le permis de construire a été délivré au mois d'octobre et depuis le lundi 11 février, l'enquête publique est ouverte. 

Proche de l'autoroute et loin des habitations

Le projet doit voir le jour si tout va bien au deuxième trimestre 2020 sur un grand champs situé au bout de la zone d'activités de Camave, très éloigné des habitations. Le crématorium doit permettre de faire un millier d’incinérations par an dans un premier temps. "On a tout fait pour que cette infrastructure soit au plus proche de l'autoroute, mais aussi dans une zone économique où il n'y a pas d'habitat" explique Bernard Barjou, l'élu en charge des finances et des projets économiques à Villefranche-de-Lauragais. 

Les habitants de la commune ont un mois pour se rendre à l'hôtel de ville et faire part de leurs éventuelles réticences dans le cadre de l'enquête publique. Certains habitants comme Françoise comptent y participer pour dire : "moi je ne veux pas me faire incinérer mais je trouve bien qu'il y ait un crématorium ici. C'est l'avenir, car les cimetières sont pleins à ras bord." Les habitants à voir ce projet d'un mauvais œil semblent plutôt rares. On n'est apparemment pas dans la même configuration qu'à Seysses où les habitants avaient fait capoter un autre projet de crématorium, mais celui-ci était situé plus près des habitations.  

La question du coût

Les élus assurent qu'il n'y a pas de craintes à avoir pour l'environnement non plus, car toutes les normes seront respectées et que ça ne coûtera pas d'argent à la commune. "On a mis en place une délégation de service public. La commune ne fait aucun investissement. Le cahier des charges prévoit que le concessionnaire achète le terrain, construise, exploite et verse une redevance tout en restant sous surveillance de la mairie" détaille l'élu Bernard Barjou. 

Reste la question du coût des incinérations. La présidente de l'association crématiste de la Haute-Garonne, Maïté Rebeix, regrette que ce projet repose sur une délégation de service public, et donc sur une entreprise privée (OGF). Pour elle, "cela risque d'avoir un impact sur les tarifs", ce que réfute Bernard Barjou. Il précise que "les tarifs seront encadrés". 

L'association crématiste de la Haute-Garonne remet plus d'espoirs dans un autre projet, celui qui est porté par Toulouse Métropole. Des études sont en cours pour construire un autre crématorium, à Toulouse, dans le sud-est de la ville, dans une zone située non loin de Saint-Orens. 

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