Société

A Vintimille, les migrants quittent les rochers pour rejoindre le centre d'hébergement de la Croix-Rouge

Par Lauriane Delanoë et Tommy Cattaneo, France Bleu Azur et France Bleu mercredi 30 septembre 2015 à 21:50

Les migrants regagnent la route, après s'être réfugiés sur les rochers.
Les migrants regagnent la route, après s'être réfugiés sur les rochers. © Radio France - Tommy Cattaneo

La police italienne a évacué mercredi matin un camp à la frontière franco-italienne. Après s'être réfugiée sur le bord de mer, la vingtaine de migrants a finalement accepté de quitter les rochers. Ils dorment au centre d'hébergement près de la gare de Vintimille.

Migrants et militants se sont séparés mercredi soir, les larmes aux yeux.

Réveillés dès 6h du matin par la police italienne, ils ont passé la journée sur les rochers à quelques mètres du poste frontière de Menton. Ces hommes, et quelques femmes, ont accepté regagner la route grâce à la médiation de l'évêque de Vintimille-San Remo.

Ces migrants sont pour la plupart des Africains, venus d'Erythrée ou du Soudan. Ils craignaient d'avoir à donner leur identité aux autorités italiennes. 

Après un accord avec la police, la vingtaine de clandestins est montée dans un mini-bus. Ils ont ainsi rejoint le centre d'hébergement tenu par la Croix Rouge italienne à côté de la gare de Vintimille.

Les activistes au commissariat

Les jeunes militants "no borders" qui vivaient avec eux dans le camp ont, eux, été conduits au commissariat de Vintimille. Ils devront s'expliquer : la police est intervenue sur décision du parquet, pour vol d'eau et d'électricité et occupation illégale de terrain.

"Nous ne pouvions pas laisser ce camp ici."- Enrico Ioculano, le maire de Vintimille

Les tentes avaient été installées sur le parking au mois de juin, lorsque la France a fermé sa frontière pour les migrants. "Il fallait agir, nous ne pouvions pas laisser ce camp ici", a précisé ce mercredi le maire de Vintimille, Enrico Ioculano.

Des bénévoles bloqués par la police

Dans la journée, une dizaine de bénévoles français a voulu venir en aide aux migrants

Ils ont été plusieurs fois repoussés par la police italienne. Les associations, et le parti socialiste des Alpes-Maritimes ont redemandé que les migrants soient accueillis à la base aérienne désaffectée de Roquebrune-Cap-Martin.

Les migrants sur les rochers, surveillés par la police italienne. - Radio France
Les migrants sur les rochers, surveillés par la police italienne. © Radio France - Tommy Cattaneo

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