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Société

Violences aux urgences : le ras-le-bol du personnel

mercredi 26 décembre 2018 à 19:26 Par Maud Calves, France Bleu Pays d'Auvergne

Lundi soir, un père de famille agresse deux médecins aux urgences du CHU Gabriel-Montpied à Clermont-Ferrand. La police intervient. Une ritournelle pour le personnel hospitalier, qui dénonce une augmentation de ces violences.

Le personnel soignant des urgences subit de plus en plus de violences de la part des patients et de leur famille.
Le personnel soignant des urgences subit de plus en plus de violences de la part des patients et de leur famille. © Radio France - Maud Calvès

Clermont-Ferrand, France

Il y a ceux qui veulent leurs résultats tout de suite, il y a la famille qui ne comprend pas pourquoi elle ne peut pas accompagner le malade en salle de soins, et puis il y a les gens ivres et violents avant même de rentrer dans le hall des urgences. Les infirmiers, médecins et plus généralement l'ensemble du personnel le sait : ils peuvent être victimes de violences à tout moment. 

"C'est une réaction à la frustration" explique Jeannot Schmidt, chef de pôle du SAMU SMUR Urgences à l'hôpital Gabriel Montpied. Selon lui, les patients et leurs familles supporteraient de moins en moins l'attente de la prise en charge. Les réactions seraient de plus en plus violentes et fréquentes.  Le personnel a même une ligne directe pour joindre les policiers qui interviennent en cas d'agression physique. 

Jeannot Schmidt, chef du pôle SAMU SMUR Urgences au CHU Gabriel Montpied

"On fait avec" 

Benjamin, infirmier depuis deux ans au CHU Gabriel Montpied a plusieurs fois été victime de violences. Cet été par exemple, lorsqu'un patient  ivre et avec des antécédents psychiatriques, n'a pas voulu obéir aux infirmiers qui lui demandaient de rester. "J'ai pris des coups de poing, dans le thorax. On était cinq pour le maîtriser. On le sait quand on est infirmier qu'il y a de gros problèmes de violences". Pour tenter d'y remédier, une formation à la gestion du stress a été crée il y a quelques années. Aussi bien pour celui des patients, que celui du personnel. 

Le reportage au CHU Gabriel-Montpied