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Violences conjugales : 25% des femmes victimes de violences en Nouvelle-Aquitaine n'ont jamais parlé

Selon une enquête dévoilée ce mercredi par l'Aresvi (Association de Recherche et d’Etude sur la Santé, la Ville et les Inégalités), 90% des néo-aquitaines et néo-aquitains connaissent ou ont été témoins de faits de violences.

L'étude a été dévoilée à l'occasion de la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. (Illustration)
L'étude a été dévoilée à l'occasion de la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. (Illustration) © AFP - AMAURY CORNU

Alors que des manifestations ont eu lieu partout en France ce mercredi à l'occasion de la journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, la région Nouvelle-Aquitaine a dévoilé aux côtés de la préfecture une étude inédite sur les violences sexistes et sexuelles dans la région.

L'enquête, réalisée par l'Aresvi (Association de Recherche et d’Etude sur la Santé, la Ville et les Inégalités) montre que la quasi-totalité des néo-aquitaines et néo-aquitains connaissent ou ont été témoins de faits de violences. "Cela témoigne du caractère massif de ces violences, mais aussi de l'importance de sensibiliser chaque citoyen et citoyenne à ce phénomène de société", analysent les enquêteurs dans le rapport. 

Plus de 11.000 faits de violences conjugales constatés en 2019

L'étude, qui rassemble notamment des données collectées par les forces de l'ordre, montre que plus de 11.000 faits de violences conjugales ont été constatés par la police et la gendarmerie en 2019, dont plus de 3.000 en Gironde. Si les chiffres pour l'année 2020 ne sont pas encore connus, le rapport souligne que, pendant le premier confinement, "le nombre d'interventions des forces de police et de gendarmerie pour violences conjugales a doublé". 

Parmi les femmes victimes de violences conjugales, une sur trois subit des violences sexuelles, une sur deux des violences physiques et plus de quatre sur cinq des violences psychologiques. 

Des violences qui touchent toutes les femmes

L'enquête souligne par ailleurs que les violences conjugales peuvent "toucher tous les âges" et qu'elles sont amplifiées "par les phénomènes d'isolement, majoritairement dans certaines zones rurales". 

Au total, un quart des personnes interrogées n'ont jamais parlé de ces violences. Cela concerne notamment les femmes cadres précise la sociologue Johanna Dagorn, co-directrice de l'Aresvi : "Beaucoup (40%) de femmes cadres, professions intermédiaires, préfèrent changer de ville parfois même de région. Comme elles ont les moyens de ne pas passer par les associations, elles quittent et ne parlent pas. Les violences entraînent beaucoup de traumatismes et la question n'est donc absolument pas évoquée". 

Enfin, l'étude montre que les femmes en situation de handicap sont bien plus exposées aux violences sous toutes leurs formes. "Parfois elles servent également de manne financière car elles ont une pension qui tombe tous les mois et elles représentent aussi une marchandise", ajoute la sociologue. Ces dernières ont globalement peu confiance dans les institutions et se tournent davantage vers les associations dédiées au handicap. 

Un observatoire régional

Fabienne Buccio, la préfète de Nouvelle-Aquitaine, a par ailleurs annoncé la création  d'un observatoire régional des violences sexistes et sexuelles, en partenariat avec la Région, "de manière à avoir chaque année des données nouvelles" : "C'est un moyen de s'interroger sur la qualité du travail que l'on fait et sur les résultats que l'on obtient. Il faut éradiquer ce fléau."

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