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Dossier : Coronavirus Covid-19

Violences conjugales: 36% de signalements et d'interventions des forces de l'ordre en plus lors du confinement

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Marlène Schiappa a affirmé ce jeudi qu'il y avait eu "36% de signalements et d'interventions des forces de l'ordre en plus" concernant des cas de violences conjugales durant le confinement. Selon la secrétaire d'État à l'égalité femmes hommes,"il y aurait eu moins de féminicides que d'habitude".

Une femme victime de violences conjugales (illustration)
Une femme victime de violences conjugales (illustration) © Maxppp -

Pendant les huit semaines de confinement, sur la plateforme dédiée arretonslesviolences.gouv.fr, il y a eu "cinq fois plus de signalements", a déclaré Marlène Schiappa ce jeudi sur France Inter, reprenant un chiffre donné mi-avril. 

Et la secrétaire d'Etat à l'égalité femmes hommes de préciser qu'il y avait eu "36% de signalements et d'interventions des forces de l'ordre en plus, et qui ne débouchent pas toutes sur une plainte".

Peut-être moins de féminicides

Durant cette même période, selon Marlène Schiappa, "il y aurait eu, je mets beaucoup de guillemets et beaucoup de prudence, moins de féminicides que d'habitude" évoquant un féminicide "tous les 4,2 ou 4,4 jours" au lieu d'un tous les trois jours ou deux jours et demi.

Et d'ajouter : il faut rester "très prudent sur les situations dramatiques que l'on pourrait potentiellement découvrir (...) car toutes les portes ne se sont pas encore rouvertes"

"La vraie crainte c'est qu'il y ait davantage de féminicides" et une "décompensation" des violences contre les femmes en période de déconfinement.

500 signalements dans les "points contacts"

La secrétaire d'Etat a aussi fait état de "200 appels" d'hommes à la ligne dédiée à l'accompagnement des hommes violents ou s'apprêtant à le devenir.

S'agissant des signalements dans les "points contacts" mis en place pour aider les femmes victimes de violences, "près de 500 personnes" sont "passées dans les hypermarchés". "

On peut considérer que c'est pas beaucoup mais si à 500 reprises il y a eu une femme qui a trouvé un accompagnement, un hébergement, c'est positif", a-t-elle estimé."Dans les pharmacies, il y a eu des signalements qui ont donné lieu à des gardes à vue et à la protection de femmes", a-t-elle assuré.

Généraliser les arrêts de bus à la demande la nuit

Dans le cadre d'un plan de lutte contre le harcèlement de rue, Marlène Schiappa a par ailleurs indiqué travailler à "la généralisation de l'arrêt de bus à la demande en soirée et la nuit"

Elle a aussi précisé qu'elle réunirait avec le secrétaire d'Etat aux Transports les plateformes VTC pour travailler "sur l'intégration d'un module de lutte contre les violences sexuelles et sexistes dans l'examen pour devenir chauffeur".
Uber est visé en France par une série de plaintes de clientes accusant des chauffeurs d'agressions, certaines reprochant à la plateforme une réaction inappropriée ou inefficace.  

Elle a aussi évoqué le développement d'un réseau de "lieux sûrs", avec le code "demandez Angela" permettant de demander de l'aide, déjà mis en oeuvre dans plusieurs villes de France.

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