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Société

Violences conjugales : 730 plaintes en Sarthe

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Par , France Bleu Maine

730 plaintes pour violences conjugales ont été déposées en Sarthe depuis le début de l'année. C'est 9 % de plus que l'an passé. Le gouvernement détaille une série de mesures pour lutter contre ce fléau

Le Mans, France

730 plaintes déposées depuis le début de l'année,  c'est 9 % plus que l'an passé. Et encore, il y a ces femmes qui n'osent pas ou ne peuvent pas parler. " Les aider, c'est déjà commencer par les sensibiliser" affirme Adeline Savy, la directrice de cabinet du préfet de la Sarthe. " C'est ce qu'on fait depuis deux mois avec le Grenelle consacré aux violences faites aux femmes. C'est aussi une sensibilisation dans les écoles, dès le plus jeunes âge, pour que les gens soient vigilants et apprennent à reconnaître les signes d'alerte. Et ensuite c'est améliorer la prise en charge de ces femmes qui arrivent à passer le cap et à dénoncer ce qu'elles subissent au quotidien". Au Mans, l'accueil du commissariat a été repensé pour que les victimes puissent être reçues en toute confidentialité et en priorité.  Mais ce n'est pas suffisant.  En 2015 et 2016, dans 65 % des cas d'homicide et de violences conjugales, la justice ou la police avaient été saisies auparavant selon le rapport sur les homicides rendu public par la ministre de la Justice.  " La chaîne pénale n'est pas satisfaisante" a reconnu Nicole Belloubet, la garde des Sceaux. " En Sarthe, il y a 3 plaintes par jour en moyenne.  Il faut que dans ce lot de plaintes, les policiers et gendarmes puissent distinguer l'urgence impérieuse à agir puisque la personne risque sa vie. Il faut qu'ils aient des éléments de preuve pour instruire l'enquête. On doit améliorer cela". La grille d'évaluation, sorte "méthodologie précise" pour les policiers et gendarmes, pour savoir si la victime est en danger de mort imminent, est l'une des réponses du gouvernement 

360 millions d'euros pour la lutte contre les violences faites aux femmes

Edouard Philippe a détaillé ce lundi matin toute une série de mesures. Parmi elles, la création de deux centres de prise en charge des hommes violents dans chaque région. "Ce type de structure, c'est aussi pour éviter la récidive" explique Adeline Savy. " Il faut pouvoir empêcher une personne qui a été violente avec sa compagne et sa famille recommencer".  L'un de ces centres verra-t-il le jour en Sarthe ? Un appel d'offre a été lancé. Autre mesure :  permettre aux médecins de "déroger" au secret médical en cas "d'urgence absolue" pour la victime. " Aujourd'hui ils ont possibilité d'alerter les autorités compétentes avec l'accord de leur patiente. Les discussions portent sur le fait de savoir s'ils peuvent donner l'alerte sans l'accord de la victime". 1000 places d'hébergement supplémentaires pour les victimes seront créées dès 2020. Et puis, il y  a l'ouverture 24 h sur 24 et 7 jours sur 7 du numéro d'appel 3919 dédié femmes qui ont subies ces violences.  360 millions d'euros sont mis sur la table par le gouvernement. "C'est toujours une bonne chose de mettre des moyens mais il faut aussi que l'on soit efficaces localement. Il faut que tous les acteurs travaillent ensemble main dans la main sinon on aura du mal à faire avancer les choses".  

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