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Violences conjugales : à Rennes, Marlène Schiappa annonce des effectifs pour la brigade numérique

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Par , France Bleu Armorique, France Bleu

A l'occasion des trois ans de la création de la brigade numérique de la gendarmerie, la ministre déléguée à la citoyenneté, Marlène Schiappa, est venue annoncer ce vendredi un renforcement des effectifs pour faire face à l'augmentation du nombre de dossiers à traiter.

Le lieutenant Possémé est revenue sur la forte activité de la plateforme lors du premier confinement.
Le lieutenant Possémé est revenue sur la forte activité de la plateforme lors du premier confinement. © Radio France - 'Benjamin Fontaine

Trois ans après sa mise en place, la brigade numérique de la gendarmerie doit traiter de plus en plus de demandes. Lancée en 2018, cette plateforme basée à Rennes, mobilise 20 gendarmes qui informent et guident les internautes en recherche d'informations diverses et variées sur les services publics. 

Une explosion des signalements pendant le confinement

Mais l'activité la plus importante de cette brigade qui fonctionne sept jours sur sept et 24h/24 reste l'accompagnement des témoins ou victimes de violences conjugales, sexuelles et sexistes. "C'est une activité très sensible. Le traitement ce genre de situation est important et demande du temps, parfois jusqu'à quatre voire six heures d'échanges," souligne le lieutenant Possemé, commandant de la brigade numérique de la gendarmerie. "Parfois les victimes ne se rendent pas compte qu'elles sont victimes. On leur fait prendre conscience que cela doit s'arrêter."

Marlène Schiappa a assisté à la prise en charge de la 500.000e demande.
Marlène Schiappa a assisté à la prise en charge de la 500.000e demande. © Radio France - Benjamin Fontaine

Les gendarmes peuvent alors enclencher des actes de procédure qui vont aboutir sur des enquêtes judiciaires. Depuis sa création, 6.500 victimes de violences sexuelles et sexistes ont été prises en charge par les gendarmes de la brigade numérique. Ces prises en charge ont débouché sur 1.200 procédures. Ces signalements ont triplé pendant le premier confinement. 

13 nouveaux effectifs au sein de la brigade numérique

La ministre déléguée à la citoyenneté, Marlène Schiappa s'est rendue ce vendredi 16 avril à la brigade numérique. Elle a assisté à la prise en charge de la 500.000e demande par les gendarmes. Elle a profité de cette visite pour annoncer l'arrivée de 13 effectifs au sein de la brigade d'ici le mois de juillet afin de la renforcer. "Nous voulons accompagner cette montée en puissance et toujours mieux répondre aux demandes," a souligné la ministre.

Marlène Schiappa a poursuivi sa journée rennaise par un déplacement au centre d'hébergement et de réinsertion sociale géré par l'association Asfad. Ce centre, doté de 200 places d'hébergements accueille notamment des femmes victimes de violences conjugales. La ministre a pu s'entretenir avec l'une d'elles. "Nous avons beaucoup plus d'appels notamment depuis l'été," a expliqué l'une des salariés du centre. "On gère la mise en sécurité de ces femmes. Ici tout est saturé donc nous devons organiser l'hébergement de ces victimes dans les hôtels."

Le rôle devenu essentiel des intervenants sociaux

Une prise en charge qui coûte cher, de plus en plus cher. Marie-Anne Chapdelaine, présidente de l'Asfad a tenu à interpeller la ministre à ce sujet. "L'Etat nous propose un prix de journée qui n'est pas assez élevé. Nous ne pouvons pas répondre à tous les appels à projets lancés par l'Etat car l'association ne peut pas se mettre dans une situation financière compliquée. Tous les besoins ne peuvent donc pas être couverts."

"J'ai beaucoup d'admiration pour les personnes qui travaillent pour accompagner ces femmes victimes de violences. Sur l'un des murs, une femme a écrit qu'elle avait envie de vivre sa vie car elle avait vécu celle de son mari toute sa vie. C'est très puissant et ça en dit long sur les violences conjugales et le phénomène d'emprise et d'entrave de la liberté," a confié Marlène Schiappa. 

Marlène Schiapp s'est arrêtée devant un mur qui accueille des phrases écrites par des femmes battues.
Marlène Schiapp s'est arrêtée devant un mur qui accueille des phrases écrites par des femmes battues. © Radio France - Benjamin Fontaine

Lors d'un échange avec le personnel du centre d'hébergement, une intervenante sociale en gendarmerie a pu témoigner de son travail auprès des victimes qui viennent porter plainte. L'Ille-et-Vilaine compte aujourd'hui six intervenants et deux autres rejoindront les forces de l'ordre dans quelques mois. "Ils permettront de couvrir la partie est de la métropole rennaise," a expliqué la ministre."Leur rôle est important car les violences ne cessent pas après le dépôt de plainte pour violences conjugales. Il faut que tout un dispositif se déploie autour des victimes et des enfants. Ces intervenants sont là pour jouer ce rôle."

D'ici la fin de l'année, deux intervenants sociaux, au minimum, seront déployés dans chaque département. Seize nouvelles maisons de confiance et de protection des familles vont aussi voir le jour pour accompagner les victimes.

Composez le 3919.
Composez le 3919. © Radio France - Radio France
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