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Société

Violences conjugales : "améliorer l'accueil au commissariat du Mans est la priorité"

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Par , France Bleu Maine

Chantal Hersemeule, la présidente de l'association SOS femmes accueil 72 est un peu déçu de l'accueil dans les nouveaux locaux du commissariat du Mans. C'est encore trop souvent compliqué pour certaines femmes de déposer plainte.

Le Mans, France

Chantal Hersemeule, la présidente de l'association SOS femmes accueil 72 était notre invitée ce mercredi matin sur France France Bleu Maine. Elle est revenue sur les soixante mesures du gouvernement pour lutter contre les violences conjugales. Pour elle, il y a deux priorités en Sarthe : améliorer l'accueil au commissariat et débloquer des aides pour les associations.

Certaines femmes n'arrivent pas à porter plainte

"Beaucoup de femmes renoncent à aller jusqu'au bout de leur démarche et reviennent au domicile conjugal, mais déjà il faudrait aussi aider certaines à porter plainte" a déclaré Chantal Hersemeule, la présidente de l'association SOS femmes accueil 72. "On dit que les commissariats et les gendarmeries ont des efforts à faire, et c'est peu de le dire. Il y a des femmes qui n'arrivent pas à porter plainte, qui essayent une fois, deux fois, et qui se font renvoyer deux fois. Il y a aussi beaucoup de plaintes qui n'aboutissent pas, qui sont classées sans suite et on ne sait pas toujours pourquoi. On voit bien aussi que la justice manque de moyens. On le vérifie régulièrement quand on fait des permanences au tribunal. On a des femmes qui nous appellent et que l'on accompagne au commissariat pour porter plainte parce que si elles viennent seules, elles ne sont pas écoutées. Je suis un peu un embêtée mais je suis déçue du nouveau commissariat. Nous en tant qu'association on travaille très bien avec les forces de l'ordre, mais il y a encore des femmes qui arrivent seules pour porter plainte et qui ne sont pas écoutées. L'accueil n'est pas aussi excellent que l'on pourrait espérer. On s'aperçoit que les réflexes ne sont pas encore acquis. Le planning familial fait des formations pour les gendarmes et la police depuis des années, et on a encore des mauvaises réactions".

VIOLENCES CONJUGALES - Maxppp
VIOLENCES CONJUGALES © Maxppp - Lionel VADAM

Il faut plus de moyens pour les associations

"Il faut avoir plus de professionnels en Sarthe" nous dit Chantal Hersemeule, la présidente de l'association SOS femmes accueil 72. Il faut plus de personnels qualifiés pour intervenir au près des femmes et pour faire le relais au près des professionnels. Nous par exemple, en Sarthe, au Mans, il y a seulement deux personnes et demi à temps complet, on double notre temps avec les bénévoles mais pour faire du lien, pour aller sur le terrain et notamment en zone rurale ça ne suffit pas. On a vu qu'en faisant de l'information et de la communication avec le 3919, on avait fait exploser les demandes, mais au niveau local, il faudrait aussi plus de liens entre les différentes structures et associations. Aujourd'hui, les parcours ne sont pas assez suivis et on a beaucoup de femmes qui retournent au domicile conjugal.

Il y a aussi un autre parent pauvre, c'est celui de la prévention. Aujourd'hui, il n'y a pas assez de personnels formés dans l'éducation nationale. Il faut faire de la prévention au près des jeunes. On assiste à un tsunami pornographique qui ne va pas nous aider à lutter contre les violences faites aux femmes. Il faut vraiment insister sur l'égalité filles/garçons et que dans les écoles ce n'est pas encore passé".

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