Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

VIDÉO - Violences contre les femmes : "Dans la Drôme, les associations manquent de moyens"

mardi 27 novembre 2018 à 2:27 Par Suzanne Shojaei, France Bleu Drôme Ardèche

Le gouvernement lance ce mardi une plateforme en ligne pour signaler les violences sexistes et sexuelles. Si la mesure est saluée par les associations, ces dernières n'oublient pas de rappeler qu'elles manquent de moyens pour venir en aide aux victimes.

La plateforme gouvernementale permet de signaler toutes formes de violences sexistes et sexuelles envers les femmes.
La plateforme gouvernementale permet de signaler toutes formes de violences sexistes et sexuelles envers les femmes. © Radio France - Nathanael Charbonnier

Valence, France

C'est un nouvel outil pour lutter contre les violences faites aux femmes. La plateforme de signalement en ligne doit être présentée ce mardi par le gouvernement. Elle sera ouverte 7j/7, 24h/24, contrairement aux numéros d'urgence tels que le 39.19. Selon le Premier Ministre Edouard Philippe, le site internet "permettra aux victimes ou aux témoins d'échanger avec un policier ou un gendarme spécialement formé pour les aider dans leurs démarches". La présentation se déroule au lendemain de l'annonce des chiffres 2017 ; l'an dernier, 109 femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint ou de leur ex-compagnon.

À Valence, dans la Drôme, l'association Remaid salue le dispositif. "Si ça peut aider les personnes à faire le premier pas vers le dépôt de plainte, c'est bien", reconnaît Isabelle Deforges, chargée de mission. Mais ça ne suffit pas. Les associations d'aide aux victimes manquent de moyens sur le terrain.

"Parfois, nous devons reporter des prises en charge, parce qu'il y a beaucoup de personnes à recevoir" — Isabelle Deforges, chargée de mission

Trouver une réponse en urgence n'est pas toujours simple. "À certaines périodes de l'année, les centres d'hébergement d'urgence sont remplis. Donc on doit proposer quelques nuits d'hôtel." La préfecture de la Drôme assure que toutes les demandes sont traitées par le numéro d'urgence 115. Chaque demande reçoit une réponse, quelle qu'elle soit.

Besoin de moyens humains

Mais selon Isabelle Deforges, la prise en charge dans l'urgence n'est pas une finalité. Le suivi psychologique, par exemple, est essentiel à la reconstruction. 

"Les femmes victimes de violences ont besoin d'être écoutées, soutenues, encouragées dans leurs démarches. Et les associations de terrain manquent de moyens, notamment humains." — Isabelle Deforges, chargée de mission

Après l'hébergement d'urgence, les associations proposent un accompagnement dans la durée. Pour cela, il y a les hébergements-relais. Mais il n'y en a que trois dans la Drôme. Trois femmes, accompagnées de deux enfants, peuvent donc être hébergées pendant six mois dans un appartement à Valence, le temps d'organiser le relogement pérenne.