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Société

Violences faites aux femmes : des annonces "pas à la hauteur des espérances nées du Grenelle"

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Par , France Bleu Gironde

Ce lundi 25 novembre, Édouard Philippe a dévoilé une cinquantaine de mesures destinées à lutter contre les violences faites aux femmes. Des annonces "insuffisantes" disent de nombreuses militantes. C'est le cas de Lydie Delmas, de la Maison des Femmes de Bordeaux, invitée de France Bleu Gironde.

Lydie Delmas, de la Maison des Femmes à Bordeaux, invitée de France Bleu Gironde
Lydie Delmas, de la Maison des Femmes à Bordeaux, invitée de France Bleu Gironde © Radio France - Marie Rouarch

Bordeaux, France

Le Grenelle contre les violences conjugales a bel et bien "contribué à briser le silence" estime Lydie Delmas, de la Maison des Femmes de Bordeaux, invitée de France Bleu Gironde, comme le soulignait hier Édouard Philippe, en présentant ses mesures de lutte contre les violences faites aux femmes.  Mais, le "résultat n'est pas à la hauteur de ce mot 'Grenelle'" selon elle : 360 millions d'euros, ce n'est pas assez pour financer les associations, pour aider les femmes qui ont besoin d'un hébergement d'urgence, assurer la formation de tous les professionnels concernés (professionnels de la petite enfance, sage-femmes, professionnels de la justice, de la police, etc.). 

Chaque mesure est intéressante, correspond à des demandes faites depuis longtemps mais ne va pas assez loin - Lydie Delmas

Deux regrets majeurs pour Lydie Delmas : ces 1 000 places d'hébergement d'urgence supplémentaires garanties dès le mois de janvier en France, sont insuffisantes. "C'est à peine 10 places par département", note-t-elle. Hors, aujourd'hui, en Gironde, six femmes sur sept ne voient pas aboutir leurs demandes d'hébergement d'urgence.

Le second, c'est l'absence d'introduction du mot "féminicide" dans le droit. Cela aurait rendu "réelle la reconnaissance que la mort de cette femme n'est pas arrivée par accident mais qu'elle est le résultat d'un continuum de violences. Cette violence aujourd'hui considérée comme intime deviendrait un fait social".

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