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Société
Dossier : Grenelle des violences conjugales

Violences faites aux femmes : des dizaines de milliers de personnes dans la rue, "une mobilisation historique"

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Par , France Bleu

Des marches contre les violences faites aux femmes ont eu lieu partout en France ce samedi. Elles ont réuni des dizaines de milliers de personnes à Paris et dans une trentaine villes. Le collectif #NousToutes salue une mobilisation historique.

Le collectif #NousToutes salue "une mobilisation historique" contre les violences sexistes
Le collectif #NousToutes salue "une mobilisation historique" contre les violences sexistes © Maxppp - Sébastien Muylaert

Le collectif #NousToutes salue "la plus grande marche de l'histoire de France" contre les violences sexistes. Des dizaines de milliers de personnes ont défilé ce samedi à Paris et dans une trentaine de villes de France pour dénoncer les violences faites aux femmes et les trop nombreux féminicides depuis le début de l'année. La trentaine de marches organisées a rassemblé 150.000 personnes, selon le collectif féministe #NousToutes, dont 100.000 à Paris.  Le cabinet Occurrence a pour sa part dénombré 49.000 manifestants dans la capitale lors de son comptage pour un collectif de médias. 

Cette mobilisation avait pour objectif de mettre la pression sur le gouvernement à deux jours de la présentation des mesures issues du Grenelle sur les violences conjugales. L'an passé, fin novembre, près de 50.000 personnes s'étaient rassemblées dans toute la France dont 30.000 à Paris selon les organisatrices.

Faire pression avant l'annonce des mesures du Grenelle

Dans le cortège parisien, plusieurs personnes portaient des pancartes avec la photo de leur proche assassinée. Depuis le début de l'année, 137 femmes ont été tuées par leur conjoint ou leur ex-conjoint. Près de 70 organisations (Planning familial, CGT, CFDT, EELV, LFI, PS, Unef, PCF, SOS homophobie...) et plusieurs personnalités se sont jointes au défilé parisien. Parmi elles, les comédiennes Julie Gayet, Sandrine Bonnaire et Eva Darlan, l'ancienne ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem, ou encore Vincent Trintignant - le frère de Marie, tuée par Bertrand Cantat en 2003.

Les noms des 137 femmes tuées en 2019 énumérés dans les manifestations

A Montpellier, 2.500 personnes ont défilé derrière la banderole "pour en finir avec les violences sexistes et sexuelles, stop aux féminicides". A Rennes, une marée violette de 3.000 personnes a déferlé dans la ville. Et à Bordeaux, elles étaient environ un millier à marcher contre les violences faites aux femmes.

"Les femmes qui décident de partir ne savent pas comment se protéger, il y a des choses qui ne doivent plus se produire" - La sœur d'une victime de féminicide

A Saint-Etienne et au Puy-en-Velay, la marche a réuni une centaine de personnes pour réclamer des mesures immédiates. Dans le cortège stéphanois, se trouvait Nathalie Zucco. En 2016, le 25 mars, sa petite sœur Samantha Achenza est morte sous les coups de son compagnon. Il s'agit du dernier féminicide en date dans la Loire. Depuis, les mesures "tardent à venir" pour Nathalie Zucco. "Les femmes qui décident de partir ne savent pas comment se protéger, il y a des choses qui ne doivent plus se produire".

Il y a trois ans ma maman est morte, c'est mon papa qui l'a tuée" - Ophélie à Strasbourg

Dans la marche strasbourgeoise #Noustoutes contre les violences faites aux femmes qui a réuni 1500 personnes, Ophélie, 11 ans, sourde et muette a apporté son témoignage bouleversant : "Il y a trois ans, ma maman est morte, c'est mon papa qui l'a tuée."

Dans les Pyrénées Orientales, le cortège a réuni 250 personnes à Perpignan. Même chiffre également dans le Berry, à Châteauroux. Un ruban violet a été déroulé devant la mairie, pendant que les noms des 137 femmes tuées en France par leur conjoint ou ex conjoint. Près de 200 se sont mobilisés à Limoges.

Des pancartes avec le nom des femmes mortes sous les coups

A Belfort, les manifestants avaient revêtu des tenues et masques blancs avec chacun, une pancarte avec le nom des femmes mortes sous les coups. 

Au Mans, 300 personnes ont marché à l'appel de #NousToutes. Ils étaient aussi 300 à Dijon, 400 à Pau, où les  marcheurs ont bravé la pluie.

A Metz, les manifestants se sont allongés par terre en signe de protestation. A Cherbourg, les personnes présentes réclamaient plus de moyens pour mieux prendre en compte la parole des femmes, et garantir leur sécurité lorsqu'elles décident de dénoncer les violences dont elles sont victimes.

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