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Violences policières : fin de manifestation tendue à Lille avec au moins une interpellation et un blessé

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Par , France Bleu Nord

La manifestation à Lille contre les violences policières et le racisme a rassemblé au moins 1.500 personnes. Le cortège a défilé calmement dans une grande partie de la ville avant que des heurts éclatent en fin de parcours, place de la République. Au moins une personne a été blessée.

Au moins 1.500 personnes ont défilé à Lille ce samedi.
Au moins 1.500 personnes ont défilé à Lille ce samedi. © Radio France - Willy Moreau

Un nuage épais de gaz lacrymogène recouvre la place de la République ce samedi, fin d'après-midi. Après un défilé calme dans les rues de Lille, les manifestants venus dénoncer violences et racisme policiers se heurtent aux cordons de CRS. S'engage un face-à-face assez violent qui dure plus d'une heure, à quelques centaines de mètres des rues commerçantes. France Bleu Nord, sur place, a constaté qu'un manifestant a été légèrement blessé au front en recevant un projectile et un autre, au moins, a été interpellé

"Black lives matter"

Pour la troisième fois de la semaine, au moins 1.500 personnes se sont retrouvées à Lille pour dénoncer le racisme et les violences qui émaneraient des policiers. "C'est insupportable les images que l'on voit à la télévision. Je ne dis pas que la police est raciste mais il y a des faits et il faut que la justice fasse son travail pour tout le monde", raconte cet homme noir qui ne souhaite pas donner son prénom. 

À l'inverse, Harmony brandit cette question sur une pancarte : "Suis-je la prochaine ?". Cette jeune femme est venue dénoncer tout un système : "Pour moi la police est raciste. C'est peut-être un raccourci mais est-ce qu'on ne généralise pas en parlant des Noirs comme des racailles ? J'en ai marre que ma famille ou moi-même, nous ayons peur d'être victime de violences de la part de la police"

Les policiers justement, à quelques mètres de là, stoïques derrière leur casque, essuient les insultes et les slogans repris à l'unisson. "Tout le monde déteste la police". L'annonce de nouvelles auditions dans l'affaire Adama Traoré ou l'ouverture d'une enquête suite aux propos racistes tenus sur une page facebook de policiers et gendarmes, n'apaisent pas les esprits. "Dans deux mois, tout ça sera remis sous le tapis et la situation sera la même qu'aujourd'hui", résume une manifestante. 

Fin de cortège tendue

Voulant rejoindre le centre-ville, les manifestants un peu éparpillés sont repoussés par les forces de l'ordre. Quelques jets de gaz lacrymogène dispersent la foule. Un temps. Elle finit par se réunir place de la République à quelques centaines de mètres des rues commerçantes. 

La police empêche les participants de poursuivre leur parcours vers la gare. S'engage alors un bras de fer entre membres des forces de l'ordre et manifestants qui dure plus d'une heure. Certains manifestants lancent des pavés sur les CRS, ces derniers répliquent. En quelques minutes, des dizaines de grenades lacrymogènes tombent au sol et épaississent l'air autour du boulevard de la liberté. 

C'est la cohue. Les manifestants tentent de retourner vers le centre. Des voitures essayent de se frayer un chemin parmi la foule sur la route. Des CRS à cheval dispersent les réfractaires. France Bleu Nord a pu voir un manifestant, un jeune homme légèrement blessé au front après avoir reçu un projectile. On ne sait pas en revanche qui l'a lancé.

Un peu plus loin, quelques personnes s'amassent, téléphones portables pointés vers un manifestant à terre. Plaqué au sol par deux CRS, il semble faire une crise de panique. Il est finalement interpellé. Contactée, la police du Nord n'a pas encore de retour sur le nombre exact d'interpellations. 

En revanche, sur son compte Twitter, la Police Nationale communique sur le nombre de policiers blessés pendant la manifestation : douze d'entre eux ont été touchés. On ne connait pas la gravité des blessures.

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