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Violences policières : il n'y a pas plus de racisme chez les policiers qu'ailleurs selon le syndicat Alliance

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Par , France Bleu Maine, France Bleu
Le Mans, France

Alors que les manifestations se multiplient contre les violences policières, le syndicat de police Alliance estime qu'il n'y a pas plus de racisme chez les forces de l'ordre que dans le reste de la société. Il dénonce aussi la stigmatisation, notamment médiatique, des policiers.

Image d'illustration : Manifestation contre les violences policières à Marseille
Image d'illustration : Manifestation contre les violences policières à Marseille © Maxppp - it: PHOTOPQR/LA PROVENCE/MAXPPP

Anna Berthe est policière au Mans depuis douze ans. "Je suis originaire des quartiers et je suis aussi d'origine étrangère. Je suis bien placée pour savoir que la police est multiraciale". Alors quand on demande à la déléguée départementale du syndicat Alliance ce qu'elle pense de ces manifestations policières, comme celle samedi au Mans qui a rassemblé 2 000 personnes, elle répond du tac au tac : "Cela me surprend beaucoup. _Je crois qu'en France, on a tendance à grossir les choses. Il n'y a pas plus de racisme et de violence dans la police qu'ailleurs_". 

La moitié des enquêtes de l'IGPN porte sur des accusations de violences des forces de l'ordre 

Le nombre d'enquêtes visant la police a pourtant augmenté de près de 24% l'an passé selon le rapport de l'Inspection Générale de la Police Nationale (I.G.P.N.). La moitié d'entre elles porte sur des accusations de "violences" des forces de l'ordre, selon la police des polices. Il y a aussi ce compte Facebook, suivi par 7 000 membres des forces de l'ordre, qui diffuse des messages racistes, homophobes ou sexistes. Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour "injure publique à caractère raciste" et "provocation publique à la haine raciale". 

"Je n'ai pas à commenter une procédure de justice", réagit Anna Berthe. "On attendra le résultat de l'enquête. Je ne suis pas comme tous ces gens qui manifestent contre une décision de justice [référence aux rassemblements en soutien à Adama Traoré, ce jeune homme de 24 ans, mort lors de son interpellation en 2016, dans la région parisienne]. C'est aller contre l'Etat républicain. Donc pas question pour moi de faire comme ceux que je critique. On attendra les résultats de l'enquête". D'accord, mais n'y a-t-il pas aussi dans les rangs des forces de l'ordre, des "brebis galeuses" comme l'a laissé entendre Sibeth Ndiaye, la porte-parole du gouvernement ? " Peut-être mais ce n'est pas à moi d'en juger", répond Anna Berthe. 

Pour Anna Berthe, la déléguée départementale du syndicat Alliance, il n' y a pas plus de racisme et de violences chez policiers que dans le reste de la société

Une justice à deux vitesses au détriment des forces de l'ordre selon Anna Berthe 

La déléguée départementale du syndicat Alliance préfère parler du manque de moyens de la police, du manque de soutien de la part de certains politiques envers les forces de l'ordre, et l'injustice, selon elle, dont sont victimes les policiers. 

On oublie que le policier reste un être humain qui a une pression énorme aujourd'hui sur les épaules, avec très peu de moyens. 

_"_Il faut faire en sorte qu'il n'y ait pas deux justices avec des décisions bien différentes quand le justiciable est un citoyen lambda et quand le justiciable est un policier. Par exemple, quand une personne lambda fait un excès de vitesse on n'en parle pas. Si c'est un policier, on est obligé de préciser dans les médias que c'est un policier. On oublie que le policier reste un être humain qui a une pression énorme aujourd'hui sur les épaules avec très peu de moyens. Il y a des personnes qui manifestent sans aucune autorisation [NDLR : la manifestation de samedi dernier au Mans contre les violences policières avaient été interdite par le préfet pour des raisons sanitaires liées au coronavirus] et cela paraît normal ! Et nous, nous sommes obligés de faire régner l'ordre avec des gens qui ne respectent rien"

Si Anna Berthe approuve les mots du ministre de l'intérieur Christophe Castaner, qui a promis des sanctions pour chaque faute, chaque excès, chaque mot, y compris des expressions racistes de la part des policiers, la déléguée départementale d'Alliance souhaite que "l'on sanctionne aussi toutes ces personnes qui manifestent alors qu'elles n'y sont pas autorisées. Ces personnes qui cassent, qui brûlent, qui agressent ! Il y a 12 000 policiers blessés chaque année". 

Pour Anna Berthe, la déléguée départementale du syndicat Alliance, les policiers ne sont pas traités comme n'importe quel citoyen

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