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Société

Violences, précarité : encore beaucoup à faire pour les droits des femmes

vendredi 8 mars 2019 à 10:58 Par Hélène Battini et Christophe Giudicelli, France Bleu RCFM

En ce 8 mars 2019, 42ème journée internationale des droits des femmes, difficile de ne pas constater tout ce qui reste à faire dans ce domaine. La Corse n‘est pas épargnée par les violences faites aux femmes, qui se trouvent souvent ici peut-être plus qu’ailleurs en situation de précarité.

8 mars 2019, 42ème journée internationale des droits des femmes
8 mars 2019, 42ème journée internationale des droits des femmes © Radio France - Radio France

Corse, France

Le 8 mars est portée par les Nations-Unies comme la Journée internationale des droits des femmes et de la paix internationale. Une journée officialisée en 1977 par l'ONU qui a reconnait ainsi le rôle important de la femme dans les efforts de paix.

Témoignage : dans la tête d'une femme victime de violence conjugale

En cette journée internationale des droits des femmes, nous vous proposons d'écouter le témoignage de Josepha. Agée de 29 ans, elle a été victime à l'âge de 23 ans, de violences conjugales de la part de son compagnon de l’époque. Pourquoi n'a-t-elle pas quitté le foyer dès les premiers signes, dès les premiers coups ? Comment la domination s'installe au sein du couple ? Elle témoigne sur RCFM. « D’abord cette personne vous déstructure, vous vous sentez dépendante, la première claque arrive et c’est déjà trop tard vous êtes sous l’emprise. On a besoin de faire du chemin pour comprendre que ça ne changera pas, j’ai eu une mâchoire cassée cela ne m’a pas fait partir de suite on supporte beaucoup, d’autres vont dire que c’est de l’idiotie ou de la débilité, porter des jugements, mais c’est bien plus complexe que ça. J’ai réussi à le faire partir du domicile quand j’ai vu dans ses yeux que _c’était ma vie où la sienne_. »

La question économique 

Cette semaine le grand débat national a lui aussi donné la parole aux femmes notamment au travers des familles monoparentales. Ce jeudi dans toute la France, femmes et hommes qui élèvent seul leurs enfants étaient invités à s'exprimer sur les difficultés qu'ils rencontrent dans leurs vies mais aussi sur leurs attentes. A Bastia une quinzaine de personnes se sont réunies. La Corse compte 12 000 familles monoparentales majoritairement des femmes seules selon l'INSEE. Une monoparentalité qui rime également avec précarité pour 1 800 d'entre elles.

Dominique Nadeau, déléguée départementale aux droits des femmes et à l'égalité. « Si on veut chercher un travail et qu’on a des enfants les employeurs vérifient si vous êtes capables de les faire garder, un certain nombre d’entre elles sont déjà non retenues sur les postes où elles vont se présenter. Il faut bricoler pour faire garder ses enfants, pour envisager d’aller travailler et parce qu’on n’a pas de travail c’est plus difficile d’avoir accès à des places en garderie, pour la cantine, _c’est comme un cercle vicieux qu’il faut casser_. Ce sont des femmes qui ont peu ou pas accès à des manifestations culturelles parce que là aussi il va falloir qu’elles puissent faire garder leurs enfants. Il va falloir construire des réponses qui soient des réalités. »

Journée internationale des droits des femmes  - Radio France
Journée internationale des droits des femmes © Radio France - France Inter