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Violences sexistes et sexuelles : Un hashtag entraîne un flot de témoignages sur Twitter

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Par , France Bleu RCFM

#IWas a été repris des centaines de fois ces dernier jours. Son objectif est de libérer la parole des victimes de violences sexuelles et sexistes. Les publications de corses sont de plus en plus nombreuses, à la stupéfaction des associations de défense des droits.

Le Hashtag #IWas, exemple de recherche et du nombre de résultats - Capture d'écran Twitter
Le Hashtag #IWas, exemple de recherche et du nombre de résultats - Capture d'écran Twitter © Radio France - Olivier Castel

La force de l'écrire

"Je suis sortie avec des copines, quelqu’un m’a droguée, je me suis réveillé dans une chambre d’hôtel totalement nue".

[Cela s'est passé] De mes 6 à mes 14 ans. C’était le cuisinier de mon père et je ne pouvais pas parler car j’étais tétanisée et je ne voulais pas faire « d’histoires ».

Les témoignages comme ceux-ci, parfois très détaillés, se comptent désormais par centaines. En quelques jours, Twitter en a été envahi. Des récits de jeunes femmes corses, pour la plupart, lycéennes, étudiantes ou plus âgées, qui débutent par le hashtag #IWas (en français "J'avais - ans"). Ils racontent ce que ces victimes déclarent avoir subi, dans un passé proche ou lointain. Certains hommes aussi se livrent, y compris sans anonymat. Ces tweets, qui dénoncent des attouchements, du harcèlement, ou encore des viols, comportent parfois des indications sur l'endroit, le contexte, voir les auteurs des faits.

"Je suis effarée"

Cela va du chantage affectif d'un compagnon en échange de faveurs, à la violence sexuelle en réunion... Parfois, on trouve aussi des messages de soutien d'anonymes, à la suite de ces écrits, en signe de solidarité et de compassion.

Du côté des associations, Francine Grilli, directrice du Centre d'information au droit des femmes et familles de Haute-Corse est à la fois soulagée de voir autant de souffrances enfin exprimées et surprise.

Ça arrive en continue. Je pense que c'est le support qui fait que cela libère la parole, et cela permet à tout le monde de pouvoir dire ce qu'ils, les filles comme les garçons, ont pu vivre. Je suis effarée de voir le nombre de témoignages différents de personnes qui ont subi des violences sexuelles. 

Au-delà des récits, certaines de ces victimes qui se sont déclarées sur Twitter ont contacté le CIDFF de Haute-Corse, et ont pris rendez-vous avec l'association.

De plus, certaines internautes disent même avoir établi une liste de noms d'agresseurs potentiels, via les informations recueillies en privé. Très présent depuis le début du phénomène sur le réseau social, le Centre d'information au droit des femmes et des familles de Haute-Corse (CIDFF) encourage cette libération de la parole, mais devant l'ampleur du mouvement, il appelle aussi les témoins à la prudence. Ne pas tomber dans la diffamation, et passer autant que faire se peut par des juristes et des psychologues,- certain(e)s travaillent d'ailleurs avec l'association -afin de traiter au mieux chaque cas. Certains pourraient bien faire l'objet d'une procédure pénale, si les victimes entament des démarches.

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