Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Violences sexistes : le Conseil de l'Europe encourage les Etats à protéger les femmes

lundi 30 octobre 2017 à 18:53 Par Corinne Fugler, France Bleu Alsace et France Bleu

Pour lutter contre les violences sexistes, les Etats membres du Conseil de l'Europe peuvent s'appuyer sur la convention d'Istanbul, entrée en vigueur en 2014. Elle combat à la fois la violence conjugale et les gestes déplacés.

Ce documentaire de Sophie Peeters sur le harcèlement dans les rues de Bruxelles a fait progresser la loi belge
Ce documentaire de Sophie Peeters sur le harcèlement dans les rues de Bruxelles a fait progresser la loi belge - saisie d'écran

Après l'affaire Weinstein, les accusations de viols qui pèsent sur des personnalités comme l'islamologue Tariq Ramadan ou le réalisateur Roman Polanski font la "une" des journaux ce lundi 30 octobre, sans oublier les rassemblements organisés ce dimanche dans plusieurs villes de France pour dénoncer le harcèlement et les agressions sexuelles. Les institutions européennes, comme le Conseil de l'Europe, combattent depuis longtemps les violences faites aux femmes.

Les 47 Etats membres du Conseil de l'Europe peuvent s'appuyer par exemple sur la convention d'Istanbul, entrée en vigueur en 2014. La France l'a déjà ratifiée, tout comme ses voisins d'Europe de l'ouest. Les pays signataires s'engagent à protéger les femmes et à soutenir les victimes du bureau de police au tribunal. Menacer une femme, dans l'espace public ou en privé, constitue une infraction. Créer un environnement hostile, humiliant, dégradant, est sanctionné, apporter son concours à un agresseur également.

Un numéro vert pour assister les victimes

Les signataires s'engagent à former leurs policiers ou leurs gendarmes, pour que les victimes d'agressions soient reçues correctement quand elles déposent plainte. La convention demande aux Etats de traiter rapidement ces plaintes et de permettre aux femmes de témoigner sans comparaître physiquement au procès. Chaque pays est tenu de proposer un numéro d'assistance téléphonique, spécialisé dans les violences et les agressions sexuelles. En France, c'est le 39 19. L'équivalent existe partout en Europe. Selon une enquête de la FRA, l'Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne, 13 millions de femmes âgées de 18 à 74 ans sont victimes chaque année de violence physique, soit 7% des citoyennes des 28.

La convention insiste sur l'éducation, un appel entendu à Bruxelles où les enfants sont alertés dès l'école, et sur la sensibilisation, des hommes en particulier, qui doivent comprendre en quoi leur comportement est inapproprié. On se souvient des centaines d'agressions recensées à Cologne le 31 décembre 2015. L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a d'ailleurs voté en juin dernier une résolution contre le harcèlement dans l'espace public. Un comportement que plusieurs pays, comme la Belgique et le Portugal, sanctionnent déjà, depuis quelques années. A Lisbonne, une "approche physique non désirée" est maintenant une infraction pénale.

Luisa et Angela protègent les femmes contre les dragueurs trop insistants

En attendant une vraie réponse publique, pour se tirer d'un mauvais pas, les femmes ont parfois à leur disposition des stratégies bien rodées. En Allemagne, si le client d'un café importune sa voisine, celle-ci peut signaler au barman qu'elle est en difficulté en lui demandant des nouvelles de "Luisa". En Grande-Bretagne, c'est un autre prénom, "Angela", qui sert de nom de code.

Retrouvez l'actualité européenne sur la page de l'émission "Tous Européens"