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Violences sexuelles dans les transports : Valérie Pécresse demande des pré-plaintes en ligne

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Par , France Bleu Paris

A l'occasion de la Journée pour les droits des femmes, la présidente de la Région Ile-de-France demande à revoir le système de dépôt de plainte pour les victimes de viols et agressions sexuelles dans les transports. Elle propose aussi des interdictions de réseau pour les agresseurs récidivistes.

80% des agressions ou violences sexuelles à l'encontre des femmes dans les transports franciliens ont lieu à l'heure de pointe du soir
80% des agressions ou violences sexuelles à l'encontre des femmes dans les transports franciliens ont lieu à l'heure de pointe du soir © Radio France - Faustine Calmel

Ce 8 mars, Journée internationale pour les droits des femmes, Valérie Pécresse a choisi de le commencer dans le métro et le RER. A l'occasion d'une déplacement dans les stations Châtelet et Gare du Nord, la présidente de la Région Ile-de-France a salué le travail de la SNCF et de la RATP dans la prise en charge des femmes victimes de violences dans les transports et demandé au gouvernement la mise en oeuvre de plusieurs mesures.

Des pré-plaintes en ligne

"80% des agressions contre les femmes ont lieu au moment de l'heure de pointe du soir", révèle Valérie Pécresse, citant un audit réalisé à partir des appels au numéro d'urgence, le 3117, "c'est le moment d'un relâchement des tensions, il y a beaucoup de monde dans les transports et les "frotteurs" ou les harceleurs peuvent s'en donner à coeur joie. D'autant que parfois, les femmes qui sont alors victimes n'ont pas toujours le temps d'aller porter plainte, elles doivent se dépêcher de rentrer chez elles, où leur seconde journée les attend" a poursuivi la présidente de Région.

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Valérie Pécresse demande donc que soient pris les décrets d'application de la loi de 2019 permettant de mettre en place des pré-plaintes en ligne pour les victimes de violences sexuelles dans les transports. "Après cette plainte, les opérateurs de transports seront prévenus ce qui permettra de conserver les bandes vidéo des caméras  qui sinon sont détruites au bout de 72 heures", explique t-elle, "cela permettra de retrouver plus facilement les agresseurs. La peur doit changer de camp". La présidente de Région demande aussi que des interdictions de réseau de transports puissent être prononcées par la justice à l'encontre des agresseurs multirécidivistes, sur le modèle des interdictions de stade pour les supporters violents.

Un dispositif renforcé à la RATP

A l'occasion de ce déplacement les équipes de la Régie parisienne des transports en commun ont aussi présenté le renforcement de leur dispositif de lutte contre le harcèlement dans le métro. Depuis le début de l'année, un numéro dédié permet aux équipes de la RATP de contacter directement les commissariats des grandes gares franciliennes et d'y accompagner les victimes de violences sexuelles. 

Les agents ont également été formés à recueillir la parole des victimes, à les accompagner dans leur dépôt de plainte, et à les raccompagner jusque chez elles, en taxi si elles le souhaitent. La RATP leur distribue également un dépliant pour les aider dans leurs démarches administratives, et les équipes de la Régie les appelle quelques jours plus tard pour prendre des nouvelles et les inciter à déposer plainte si besoin. "Ce n'est pas une injonction, mais bien une aide" précise Sandrine Charnoz, chef de projet de lutte contre le harcèlement dans les transports à la RATP, "car quand une femme dépose plainte, c'est aussi un acte civique. On sait que de nombreux agresseurs sont des multirécidivistes, alors cela va permettre de protéger d'autres femmes".

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