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Société

Violences sur les réseaux sociaux : les jeunes aux premières loges

Facebook a annoncé un durcissement des conditions d'utilisation de son outil de vidéo en direct Facebook Live. Le but ? Lutter contre la propagande terroriste et les contenus haineux. Plus près de nous, les jeunes flirtent tous les jours avec la violence sur les réseaux sociaux.

Les jeunes font de plus en plus face à la violence sur les réseaux sociaux
Les jeunes font de plus en plus face à la violence sur les réseaux sociaux © Radio France - Laurent Watrin

Rouen, France

Facebook a annoncé ce mercredi 15 mai un durcissement des conditions d'utilisation de son outil de vidéo en direct Facebook Live. Le but ? Lutter contre la propagande terroriste et les contenus haineux. Le réseau avait été au cœur d'une polémique au lendemain de l'attentat d'une mosquée à Christchurch en Nouvelle Zélande en mars dernier. Le terroriste avait filmé son attaque et le réseau avait tardé à interrompre la vidéo. Elle avait duré 21 longues minutes. La vidéo avait été dupliqué des millions de fois. 

Plus près de nous, la violence est partout auprès des jeunes qui utilisent les réseaux sociaux.

Des contenus violents, très peu de filtres

A la sortie du lycée, la majorité des élèves du collège-lycée Camille Saint-Saens de Rouen ont leur smartphone vissé à la main. Pour la plupart, ils sont tous inscrits sur Facebook, Snapchat, Instagram :  "comme tous les jeunes" disent-ils. 

Les contenus violents sur les réseaux sociaux, ils connaissent à l'image d'Inès, une lycéenne : _"Sur Snapchat, j'ai déjà vu des vidéos de règlement de compte, ils pensent que c'est drôle alors que ça ne l'est pas du tout"_explique t-elle. C'est bien là le risque des réseaux sociaux : les jeunes ont accès à es contenus violents car ils sont connectés avec le monde entier. C'est en tout cas ce qu'explique l'adjudante Rachel Thirion, commandante de la Brigade de Prévention de la Délinquance Juvénile (BPDJ) de Rouen. 

Snapchat est également un réseau difficile à contrôler car les vidéos envoyées ne restent pas longtemps dix secondes maximum ( sauf si ce sont des "Stories" qui restent 24 heures). 

Les diffuseurs sont parfois les jeunes eux-mêmes selon Rachel Thirion : "On a des enfants qui disent, "moi je prends des vidéos comme ça c'est une preuve"". Elle continue : "Le tout est de les faire réfléchir et de leur dire qu'il y a d'autres solutions que de filmer car vous êtes en infraction. Vous ne portez pas assistance".

Des bagarres, des agressions mais pas seulement. Des vidéos et images obscènes sont aussi à portée de main : "Des contenus pornographiques ne sont pas filtrés sur Instagram. Si les parents ne surveillent pas, il y des jeunes de 10 ans qui peuvent les voir" expliquent Shéridane et Annaëlle, deux lycéennes. 

Mais des filtres s'appliquent parfois pour des vidéos très violentes poursuit Shéridane : "Sur Instagram, on nous prévient et on nous demande si on veut vraiment voir la vidéo".

Quels comportements adopter ?

Rachel Thirion et sa brigade se déplacent dans tout le département pour faire de la prévention dans les établissement scolaires : "On commence dès le CM1 et CM2" précise-t-elle. "On doit les prévenir car il y a des contenus qui les choquent". Elle insiste également sur l'importance de ne pas partager les contenus violents : "c'est punissable". 

L'adjudante Rachel Thirion, commandante de la Brigade de Prévention de la Délinquance Juvénile de Rouen et un de ses collègues. Ensemble, ils se déplacent dans les établissements scolaires. - Radio France
L'adjudante Rachel Thirion, commandante de la Brigade de Prévention de la Délinquance Juvénile de Rouen et un de ses collègues. Ensemble, ils se déplacent dans les établissements scolaires. © Radio France - Flavien Groyer

Parmi les conseils de la brigade, le paramétrage des profils pour ne pas être destinataire de contenus violents, se mettre en compte privé pour se sécuriser. Mais un problème de taille intervient : ces fameux paramétrages ne sont pas simples : "Le premier que j'ai réalisé a duré 30 minutes, les gamins ne comprennent pas et n'ont pas le temps. Ils se disent qu'ils ne leur arrivera rien". Les jeunes doivent donc prendre du temps et s'ils n'y arrivent pas, ils doivent pas hésiter à demander à des professeurs ou à tout autre adulte. 

De plus, Rachel Thirion incite les jeunes à signaler les contenus choquants.  Et puis, il est possible de contacter les services de gendarmerie : "On a une brigade numérique joignable via les réseaux sociaux, ils sont disponibles 24h sur 24 pour demander conseil etc...".

Enfin, l'action des parents est indispensable. Pour la brigade, il faut qu'ils aient un œil sur les contenus diffusés sur les réseaux.