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Visa pour l’Image : la Mongolie, loin de l’eldorado espéré

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Le sous-sol de la Mongolie est riche. Mais l’exploitation intensive de ces richesses entraine aussi de graves conséquences environnementales et sanitaires. Olivier Laban-Mattei photographie le portrait documentaire de la société mongole.

A la recherche de morceaux de plastique dans l’une des deux principales décharges municipales d’Oulan-Bator A la recherche de morceaux de plastique dans l’une des deux principales décharges municipales d’Oulan-Bator
A la recherche de morceaux de plastique dans l’une des deux principales décharges municipales d’Oulan-Bator

Les autorités mongoles dessinent une image idyllique du pays pour attirer toujours plus d’investisseurs et de touristes. Mais du côté des populations, les maladies liées à la pollution de l’air, des sols et de l’eau se développent à un rythme accéléré .

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Depuis la chute du régime communiste, la Mongolie est devenue une démocratie soumise à l’économie de marché. De nombreuses structures publiques se sont effondrées . La corruption s’est installée , d’autant plus là où les enjeux miniers sont forts et lucratifs. La pauvreté, elle, progresse toujours plus , en ville comme en steppe. L’exode rural se poursuit et chaque année plus de 60 000 personnes viennent augmenter la population d’Oulan-Bator, la capitale.

Paysage d’hiver à Bayan Khoshuu, un quartier déshérité (aussi appelé quartier de yourtes) situé à l’ouest d’Oulan-Bator.

Le projet mongol d’Olivier Laban-Mattei

Il y a deux ans, en 2012, le photographe est parti une première fois en Mongolie avec son fils alors âgé de 11 ans. L’idée était de rencontrer un peuple qui vivait alors une révolution économique dans son pays. Au final, un livre de textes et de photos, résultat des regards croisés du père et du fils.

Olivier Laban-Mattei retourne plusieurs fois en Mongolie pour essayer de bien comprendre la situation du pays, mais ça ne suffit pas et finalement, il décide de s’y installer pendant un an. Mal connu, le pays est situé entre deux énormes puissances : la Russie et la Chine. Un pays de trois millions d’âmes sur un territoire grand comme trois fois la France. Et le photographe signe une exposition à l’opposé de l’image d’Épinal de la Mongolie.

« J’ai voulu faire l’anti-carte postale, […] ce que j’ai voulu montrer dans ce travail, c’est une autre vision, un autre regard sur ce pays. »

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Avec quelques journalistes français installés en Mongolie, Olivier Laban-Mattei a monté The Mongolian Projet qui a deux objectifs : dessiner un portrait en profondeur du pays et diffuser les reportages sur place, pour partager avec les habitants, échanger, et même éveiller les consciences .

Le groupe compte donc un photojournalisme, deux rédacteurs, un vidéaste et une ingénieure en eaux : "On s'est fédéré, pour raconter en profondeur les histoires sur ce pays. "

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Diaporama de l'exposition à l'Eglise des Dominicains

L'exposition est présentée à l'Eglise des Dominicains à Perpignan. > A voir aussi : Le dossier spécial Visa pour l'Image 2014 Le site du photographe Olivier Laban-Mattei

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