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Société

Voile : à quelques semaines de la solitaire du Figaro, la galère des skippers sans sponsor

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Par , France Bleu Loire Océan

Sur les 47 skippers alignés au départ de la Solo Maître Coq aux Sables-d'Olonne, première grande course avant la solitaire du Figaro, une dizaine de bateaux prennent le départ sans avoir encore trouvé de sponsor principal.

Yann Eliès, vainqueur de la 2e mini-course de la Solo Maître Coq, fait partie des skippers sponsorisés.
Yann Eliès, vainqueur de la 2e mini-course de la Solo Maître Coq, fait partie des skippers sponsorisés. © Radio France - Marc Bertrand

Les Sables-d'Olonne, France

Les sponsors Charal, Macif, Banque Populaire ou encore Saint-Michel s'égrènent en grand et en couleur sur les voiles des Figaro Benneteau 3 qui vont remonter le chenal des Sables-d'Olonne ce jeudi 2 mai, pour le départ de la grande course de la Solo Maître Coq. 47 skippers au départ, pour ce "tour de chauffe" avant la solitaire du Figaro le 2 juin au départ de Nantes.

Ma grande victoire, c'est d'être au départ. Il y a deux semaines, ce n'était encore pas sûr du tout!" - Damien Cloarec

Armel Le Cléac'h ou Yann Eliès naviguent avec leurs sponsors habituels, Loïck Peyron avec un voilier aux couleurs d'une association, Action Enfance. Mais le voilier de Damien Cloarec, un skipper breton, fait un peu blanc-bec à côté des autres : "il est un peu plus blanc que certains, on va dire", sourit le navigateur de Morlaix. 

Bouts de ficelles et AirBnb

Le skipper n'a pas de sponsor principal. "C'est un sport qui coûte cher", reconnaît le Finistérien, dans le circuit depuis 10 ans. Avec la nouvelle génération de bateaux, il a dû s'endetter pour l'acheter : "J'ai des partenaires, mais pas de partenaire principal. C'est compliqué". Le voilier coûte 250.000 euros.

C'est 40.000 euros par saison pour le bateau, après il y a l'assurance, 7.000 euros, un jeu de voiles c'est 30.000 euros, donc ça monte hyper vite"
- Damien Cloarec

Sans compter le salaire du préparateur, une aide technique indispensable pour la préparation du bateau. "Moi je n'en ai pas, je suis tout seul à quai", abonde Eric Delamare, un jeune Dauvillais de 20 ans pour qui c'est la première saison en Figaro : "Donc j'ai moins de temps pour me reposer ou préparer la navigation"

Un voilier, "beau panneau de pub"

Et pour dormir, justement ? "J'ai pris un Airbnb, mais il est assez loin du port des Sables, donc ça fait de la route et de la fatigue en plus". Pour la solitaire du Figaro, une course bien plus longue, il ne pourra se passer de préparateur : "C'est mon père qui va le faire!", sourit le jeune homme. Bénévolement, évidemment. 

C'est assez paradoxal, parce que je trouve qu'un voilier, c'est quand même un beau panneau de pub, c'est plutôt joli !"
- Damien Cloarec

D'autres, comme le méditerranéen André Morante-Perez et son épouse - "slash préparateure physique", rigole-t-elle - dorment en camping-car la nuit. Une gageure quand on sait le défi physique que représente la course au large. "Oui, mais ce sont des passionnés", constate Marc Chopin, l'organisateur de la Solo Maître Coq. "C'est de la débrouille, mais ils tiennent tous à prendre le départ"

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