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Dossier : Mouvement des "gilets jaunes"

Gilets Jaunes : un an après, la cabane de Mirecourt toujours investie dans les Vosges

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Par , France Bleu Sud Lorraine

Ce samedi 16 novembre, ils étaient une vingtaine dans la cabane de Mirecourt, dans les Vosges. A la veille des un an du mouvement, les gilets jaunes ne comptent pas abandonner et espèrent un sursaut de mobilisation en décembre.

Une vingtaine de gilets jaunes ce samedi 16 novembre dans la cabane de Mirecourt.
Une vingtaine de gilets jaunes ce samedi 16 novembre dans la cabane de Mirecourt. © Radio France - Guillemette Franquet

Les gilets jaunes s'étaient postés sur le rond-point de Mirecourt, ce samedi 16 novembre, mais affirment avoir été délogés par les forces de l'ordre. Ils se rabattent dans leur cabane, à quelques dizaines de mètres, leur Q.G. "C'est un terrain privé. Depuis un an, il y a toujours quelqu'un ici ! Tous les jours !", affirment-ils, fièrement. 

A la veille de l'anniversaire du début du mouvement, une vingtaine de gilets jaunes sont présents. L'atmosphère est conviviale, accueillante. Des parts de tarte aux pommes circulent, on distribue du soda, un feu crépite dans un baril. Un an après, la colère n'a pas diminué. Le nombre de mobilisés, si, soupire Philippe. "Avant, on aurait pu arriver à quelque chose. On faisait ce qu'on voulait au rond-point. Aujourd'hui, on ne peut pas, parce qu'on est tout de suite vingt. Qu'est-ce que vous voulez faire, à vingt ? ".

"Les gens ne sont pas mobilisés, ils s'en foutent peut-être"

Une femme, âgée de 80 ans, s'époumone : "Je suis Mamie Lulu de Remoncourt. Venez les jeunes ! Je ne demande qu'une chose, que tous les jeunes se bougent." Car pour les gilets présents, la mobilisation s'essouffle par manque d'appui et notamment, celui de la jeunesse. "Les gens ne sont pas mobilisés, ils s'en foutent peut-être", soupire Philippe, fataliste.

Dominique, lui ne compte pas en rester là. Comme Colette, qui espère plus de rassemblement en décembre, il croit dur comme fer que la mobilisation doit continuer. Les revendications restent les mêmes : augmentation du SMIC, arrêter les privatisations, remettre l'ISF, retirer la CSG pour les personnes âgées, ne pas réformer les retraites. 

Un de ses souhaits, aussi, que l'image des gilets jaunes s'améliorent : "Nous, on a l'impression qu'on a tout fait pour discréditer le mouvement. On n'est pas des cassos [cas sociaux, ndlr]. On travaille, certains gagnent même bien leur vie. Mais on n'en peut plus d'être taxés, pillés. On s'est battus pour qu'on ait ces droits, maintenant on se bat pour nos enfants". 

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