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Waze, Coyote, Tom-Tom : la police veut pouvoir "se rendre invisible" sur les applications de guidage routier

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Par , France Bleu

La police aimerait pouvoir disparaître des écrans des applications de type Waze "lors de certains contrôles sensibles", a annoncé jeudi le ministère de l'Intérieur. Une association d'automobilistes dénonce cette volonté.

Le ministère de l'Intérieur considère ces applications signalant les contrôles comme "une difficulté supplémentaires" dans certains cas - illustration
Le ministère de l'Intérieur considère ces applications signalant les contrôles comme "une difficulté supplémentaires" dans certains cas - illustration © Maxppp - PHOTOPQR/VOIX DU NORD

Elles permettent de trouver son chemin, d'emprunter l'itinéraire le plus rapide, mais également d'être alertés en temps réel d'éventuels contrôles de police sur le trajet : pour cette dernière fonctionnalité, les applications de guidage routier telles que Waze, Coyote ou encore Tom-Tom posent problème au ministère de l'Intérieur. Il a annoncé ce jeudi réfléchir à un moyen de se "rendre invisible" sur ses applications, "lors de certains contrôles sensibles". La Ligue de défense des conducteurs, association d'automobilistes, dénonce cette initiative.

"Une difficulté supplémentaire"

Le signalement des forces de l'ordre "constitue une difficulté supplémentaire dans les quelques minutes qui suivent leur mise en place", selon la place Beauvau. "Si le signalement des forces de l'ordre peut contribuer à faire baisser la vitesse, il a en revanche un impact très négatif en cas d'alcoolémie, de consommation de drogues, de recherche d'individus, notamment terroristes, criminels ou évadés de prison", poursuit le ministère de l'Intérieur. Il ajoute avoir "entamé des travaux, associant notamment les principaux fabricants de ces applications, afin de mettre en place un système qui permette de rendre invisibles les forces de l'ordre, à leur demande, lors de certains contrôles sensibles".

Une pétition en ligne pour protester

Il précise qu'un "projet de décret a été transmis à la Commission européenne". Pour la Ligue de défense des conducteurs, "c'est la mort certaine de ces applications communautaires que le gouvernement vient de signer". Car, selon elle, les applis et les réseaux sociaux, "dans l'impossibilité de connaître les périmètres définis en question, se verront dans l'obligation de cesser purement et simplement tout signalement". L'association a lancé une pétition en ligne destinée à la Commission européenne, qui dispose de trois mois pour donner son avis sur le projet de décret. Elle avait recueilli jeudi plus de 48.000 signatures, selon le site de la Ligue de défense des conducteurs.

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