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Société

Homophobie : "Ce n'est pas du folklore" pour les Bascos après la diffusion de la vidéo des supporteurs bayonnais

L'association LGBT du Pays Basque dénonce la vidéo mais surtout espère que cela va entraîner un débat, qui pourrait permettre de déconstruire des stéréotypes.

Photo d'illustration (Marche des Fiertés 2008 à Paris)
Photo d'illustration (Marche des Fiertés 2008 à Paris) © Radio France - Catherine Grain

Biarritz, France

L’homophobie, au cœur d’une énième polémique entre le Biarritz Olympique et l’Aviron Bayonnais. Suite à la diffusion d’une vidéo sur les réseaux sociaux, où on voit des supporteurs ciel et blanc proférer des insultes homophobes envers Jean-Baptiste et les Biarrots, en chanson.

"Il ne faut pas laisser passer ça"

Une affaire qui trouve écho bien au delà du monde de l’ovalie basque, et qui va peut-être permettre de déconstruire des stéréotypes, se félicite Beñat Gachen, président des Bascos, l’association LGBT du Pays basque. 

"Dans le sport, et notamment au haut-niveau, il faut qu'il y ait un débat" — Beñat Gachen

"Dans le sport, et notamment au haut-niveau, en foot ou en rugby, il faut qu'il y ait un débat. Cette question de l'homophobie, de l'utilisation des termes homophobes. Il faut qu'il y ait une cohérence dans l'action publique, de l'Etat pour que, d'un côté on fasse des campagnes de sensibilisation au niveau des jeunes. Et il ne faut pas que l'on considère cela comme quelque chose de banal. Parce que finalement, dire à un gamin 'bouge toi, t'es pas un pédé' c'est grave. Il faut que les responsables sportifs, les éducateurs sportifs, et certains le font déjà, comprennent que ce n'est pas du folklore. Il ne faut pas laisser passer ça. Parce que dans la tête d'un jeune, ça peut laisser des traces."

L'homophobie dans le sport

Samedi dernier, la ministre des Sports, Roxana Maracineanu, s'est dite "choquée" après le match de foot PSG-Marseille. Elle a dénoncé _des chants "inadmissibles"_, "homophobes" qu'elle a entendu lors de la rencontre. "On se permet dans le milieu du sport de faire des choses qu’on ne peut pas se permettre ailleurs", a ajouté la ministre. 

La Fédération Française de Rugby (FFR) a elle aussi réagi, par la voix de Serge Simon son vice-président, dans un tweet. Le bras droit de Bernard Laporte a apporté "tout son soutien à Jean-Baptiste Aldigé" et a affiché son désaccord avec la présidente de la Ligue de Football Professionnel (LFP), Nathalie Boy de la Tour, pour qui il s'agit "de folklore [...] ils font partie de l’expression d’une ferveur populaire qu’il faut prendre comme telle".

L'application de la loi est "compliquée"

Des propos que condamne également Marlène Schiappa. "On ne peut pas admettre ce type d'argumentaire. "Les chants homophobes, c’est le début de l’engrenage qui peut ensuite mener à la violence et au fait qu'on a une recrudescence des agressions homophobes dans l'espace public", a insisté la secrétaire d’Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et hommes et de la lutte contre les discriminations. 

Marlène Schiappa reconnait que l'application de la loi est "compliquée". "Il faut qu'on arrive à faire _passer le message aux clubs pour qu'ils s'engagent_, comme cela a été fait pour les propos racistes", a conclu la secrétaire d'Etat. 

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