Société

Week-end de Pâques : faut-il avoir peur pour le prix des carburants ?

France Bleu mardi 15 avril 2014 à 11:21 Mis à jour le mardi 15 avril 2014 à 11:56

Il faut plusieurs jours aux hausses de prix du pétrole pour se répercuter sur les prix à la pompe
Il faut plusieurs jours aux hausses de prix du pétrole pour se répercuter sur les prix à la pompe © Maxppp

A quelques jours du long week-end de Pâques, certains craignent de voir le prix de l'essence augmenter fortement. En cause : la crise ukrainienne, qui fait augmenter le prix du baril de pétrole – car la Russie est l'un des plus gros producteurs de pétrole. Pourtant, il y a peu de chances de s'inquiéter à court terme.

Faut-il faire son plein d'essence tout de suite, en prévision du week-end de Pâques, en prévision d'une forte hausse ? C'est ce que l'on peut craindre, au regard de l'augmentation du prix du baril de pétrole. A Londres par exemple, le prix du baril - pour livraison en mai - a augmenté de 1,47$ lundi, passant à 109,07$ . La raison ? La crise qui oppose la Russie à l'Ukraine, et surtout le risque de sanctions économiques sur la Russie, qui est l'un des plus gros producteurs de pétrole au monde.

"La crise en Ukraine ne va pas se débloquer et devrait continuer à soutenir les cours dans un avenir proche" — Tan Chee Tat, analyste

Pas de raison de s'inquiéter dans l'immédiat

Et pourtant, il n'y a pas de raison de se ruer sur la pompe à essence, explique Yves-Marie Dalibard de l'Union Française des Industries Pétrolières (UFIP) : "La dernière évolution des prix faisait état de -0,1 centime sur les prix du gazole, et -0,2 centime sur les prix du super. Il faut voir comment cela va se passer dans les jours qui viennent ". Sur la cotation des prix de l'essence à Rotterdam – celle qui est prise en compte en France – l'évolution est effectivement très faible.

Du fait d'un effet de retard de quelques jours entre l'évolution du prix du baril et sa répercussion sur les prix à la pompe, les stations-service ne devraient pas voir leurs tarifs exploser d'ici au week-end de Pâques. D'autant plus qu'un autre critère est à prendre en compte : "Sur un litre vendu 1,30€ à la pompe, il n'y a que 55 centimes susceptibles de varier ", souligne Yves-Marie Dalibard. Le reste, ce sont les taxes qui portent sur le carburant et les marges du pompiste. "Une augmentation du prix du baril de 10% provoquerait une hausse de cinq ou six centimes au litre ", ajoute-t-il. Et pour l'heure, cette augmentation ne dépassent pas 1%.

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