Société

Mal logement en Alsace : "On n'a pas de chauffage, pas d'électricité, on souffre"

Par Olivia Cohen et Olivier Vogel, France Bleu Alsace et France Bleu Elsass mardi 31 janvier 2017 à 21:23

La fondation Abbé Pierre a publié hier son 22ème rapport sur l'état du mal logement en France
La fondation Abbé Pierre a publié hier son 22ème rapport sur l'état du mal logement en France © Radio France - Olivia Cohen

A l'occasion de la publication du 22ème rapport sur l'état du mal logement en France par la fondation Abbé Pierre, force est de constater que ce mal n'épargne pas l'Alsace, notamment l'Eurométropole de Strasbourg : dans l'une des communes, 20 personnes vivent dans une maison conçue pour une famille.

La fondation Abbé Pierre a publié ce mardi son 22ème rapport sur l'état du mal logement en France, un mal qui n'épargne pas l'Eurométropole de Strasbourg. Dans l'une de ses communes, plusieurs familles vivent entassées dans un petit pavillon, victime d'un marchand de sommeil. Une vingtaine de personnes, dont la moitié sont des enfants, habitent sur place, jusque dans les caves et même le garage.

Huit familles dans une maison

De l'extérieur, c'est une villa plutôt cossue et en bon état. Il y a quelques années, le propriétaire vivait sur place avec sa famille. Aujourd'hui, ce sont huit familles qui se serrent dans de petits logements aménagés. Le problème, outre la promiscuité, c'est que les installations sanitaires et électriques ne sont pas dimensionnées pour accueillir autant de monde.

Cette jeune femme d'une trentaine d'années habite au premier avec son fils de 8 ans :

On n'a pas de chauffage, pas d'électricité car le ballon n'est pas prévu pour autant de monde. Les enfants tombent malades, ils ne peuvent pas faire leurs devoirs sans électricité. On souffre, il faut partir, il y a urgence !

Les locataires voient le propriétaire une fois par mois, quand il vient encaisser les loyers, d'un montant de 600 euros par logement en moyenne, les 3/4 pris en charge par la Caisse d'allocations familiales :

Il se fout de nos conditions de vie, il veut qu'on le paye en liquide et c'est tout !

La municipalité a engagé une action en justice contre le propriétaire véreux.