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Société

Y-a-t-il eu "magouille immobilière" à Saint-Jean-de-Luz ?

mercredi 5 décembre 2018 à 19:25 Par Andde Irosbehere, France Bleu Pays Basque

Ce mercredi, une trentaine d'abertzale ont mené une action coup de poing devant un programme immobilier en construction à Saint-Jean-de-Luz. Son promoteur aurait réalisé un montage pour échapper à l'obligation de construire des logements sociaux, ce qu'il réfute

Les abertzale du groupe d'opposition luzienne Herri Berri, du parti Eh Bai et du mouvement Aitzina dénoncent un projet "immoral"
Les abertzale du groupe d'opposition luzienne Herri Berri, du parti Eh Bai et du mouvement Aitzina dénoncent un projet "immoral" © Radio France - Andde Irosbehere

Saint-Jean-de-Luz, France

"Ici, magouille immobilière". C'est ce qui est inscrit dans une banderole accrochée sur la grue d'un chantier, situé près de la polyclinique de Saint-Jean-de-Luz. Elle a été déployée ce mercredi midi par une trentaine de militants abertzale du parti Eh bai, des élus du groupe d'opposition luzienne Herri Berri ainsi que des membres du mouvement Aitzina.

Dans ce projet, deux immeubles de 10 et 8 logements chacun sont déjà construits, et un troisième est en chantier. 27 logements au total, mais aucun n'est à caractère social. Et c'est bien là le problème, explique le conseiller municipal abertzale Peio Etcheverry-Ainchart. "La société immobilière IFO avait acheté ici un terrain vendue par une fratrie, deux frères et une sœur. Mais au lieu de le prendre dans toute sa superficie et de déposer un seul permis de construire, elle a décidé de _créer 3 sociétés différentes_, et pour chaque société, de déposer un permis de construire différent, chacun inférieur à 10 logements." 10 logements, c'est justement le seuil au dessous duquel, selon le PLU de Saint-Jean-de-Luz, la construction de logements sociaux n'est pas obligatoire. 

"Il y a là une magouille immobilière qui est peut-être légale, mais pour nous, elle est immorale".

Et le parti abertzale de déplorer que malgré une première mobilisation il y a un an, le chantier se poursuit."Ni la mairie, ni l'agglo ne se sont demandées s'il n'y avait pas un abus de droit."..."Ce programme aurait pu contenir en tout 9 logements sociaux. Quand on sait que 80% de la population entrent dans les critères d'attribution des logements sociaux, ce n'est pas neutre" fustige l'élu luzien.

"On ne joue pas avec le logement social" Peio Etcheverry-Ainchart

"Je suis dans la légalité à 100%"

Le promoteur immobilier mis en cause, Frédéric Orard, balaye toutes ces accusations. Il explique que trois sociétés différentes ont bien été créées, car "il y avait 3 propriétaires différents, et donc 3 terrains."..."Pour chaque programme, on créé ce qu'on appelle une SCCV (société civile de construction vente) comme on le fait d'habitude." Frédéric Orard est catégorique : "Je suis dans la légalité à 100%".

"Il n'y a aucun montage immobilier" Frédéric Orard, promoteur immobilier

Ce midi, les abertzale regrettaient de ne pas avoir pu entrer en contact avec le promoteur. Ils ont également mené une action au bureaux de la société IFO, à Anglet. En 2016, le groupe d'opposition Herri Berri avait proposé une révision du PLU de Saint-Jean-de-Luz, pour étendre la règle des 30% de logements sociaux minimum aux programmes de moins de 10 logements, mais regrette que sa proposition n'ait pas été prise en compte.