Société

Yoann Levet, fan de jeux de société modernes, joue et en créé aussi !

Par Céline Loizeau, France Bleu Isère mercredi 21 décembre 2016 à 18:04

Yoann Levet avec les boîtes de ses 2 premiers "bébés".
Yoann Levet avec les boîtes de ses 2 premiers "bébés". © Radio France - Céline Loizeau

A l'approche de Noël, rencontre avec un Isérois, tellement fan de jeux de société, qu'il en a conçu quelques-uns.

Les jeux de société, il y en aura sans doute à Noël au pied du sapin. Et pas forcément pour les enfants. Depuis 10-15 ans, le secteur est en plein boom avec le succès des jeux dit modernes, qui laissent moins de place au hasard. Offrir un jeu à son grand cousin de 30 ans ou sa tante de 60 ans devient classique et l'idée très souvent cartonne.

Un 3e projet à venir

Yoann Levet, 40 ans, habitant de Châtonnay, lui est un passionné au point qu'il a déjà conçu 2 jeux. Ses jeux ont été commercialisés et l'un a même connu un beau succès avec 40.000 boîtes vendus selon Yoann. Il s'agit de Myrmès, un jeu avec plateau autour de l'univers des fourmis. Le jeu est sorti fin 2012 et Yoann a reçu deux prix dont le prestigieux As d'or à Cannes. Aujourd'hui, il travaille sur un 3e projet qu'il espère voir aboutir en 2017-2018. Pour l'instant, Yoann l'a appelé "Highlands", mais "le titre risque de changer."

Ses cobayes pour tester ses idées : sa famille et des amis

"Quand j'ai une idée, je créé mon jeu en faisant moi-même les pièces et je teste avec mes proches", explique celui qui petit pourtant n'était pas un amoureux des jeux de société. Ainsi, Céline, l'épouse de Yoann a fait quelque 200 parties de Myrmès "au point d'en faire une overdose", selon son mari. Pour peaufiner ses jeux, Yoann les soumet aussi à des connaissances, des fans de jeux comme lui. Il fait partie de l'association de Bourgoin-Jallieu, les Ludochons.

Même si le succès de Myrmès lui a ensuite permis d'avoir plus facilement accès aux maisons d'édition, pas de quoi de faire de cette passion un métier. Pour Myrmès, par exemple, sur une boîte à 35 euros environ, 1 euro seulement lui a été versé. Mais ça ne le chagrine pas, car précise le commerçant en informatique : "il y a un boulot énorme de la part des maisons d'édition". Il faut affiner le jeu, parfois corriger les règles, assurer le design, les illustrations et passer à la fabrication.

Reportage en compagnie de Yoann Levet