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Yonne : le chrysanthème reste le roi des cimetières à la Toussaint

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Par , France Bleu Auxerre

Qu'il soit à petites ou à grosses fleurs, uni ou multicolore le chrysanthème reste le roi indétrônable des cimetières au moment de la Toussaint. La tradition, bien implantée, résiste pour l'instant aux modes et changements dans nos vies c'est le cas dans l'Yonne à Mont Saint Sulpice.

A Mont Saint Sulpice dans l'Yonne, Julien de Winter a cultivé quelques 50 000 chrysanthèmes cette année.
A Mont Saint Sulpice dans l'Yonne, Julien de Winter a cultivé quelques 50 000 chrysanthèmes cette année. © Radio France - Delphine-Marion Boulle

Vous allez peut-être, probablement même, en acheter dans les jours à venir. Chaque année en France près de 23 millions de chrysanthèmes sont vendus à la fin du mois d'octobre ! C'est le roi des cimetières lors de la Toussaint. Il reste pour l'instant indétrônable tout comme la tradition dont il est le symbole. Dans l'Yonne à Mont Saint Sulpice Julien de Winter en cultive quelques 50 000 chaque année.

Le chrysanthème est une tradition qui se transmet de génération en génération.

Une tradition de génération en génération

"60 % part pour la grande distribution, 15% pour la vente de demi-gros et puis le reste est destiné à la vente au détail" explique Julien de Winter. Ce dimanche les clients sont déjà là, dans les différentes allées des serres ils choisissent le chrysanthème qui ornera la tombe de chacun de leur proche. C'est le cas de Marie-Claire, elle vient chaque année avec son mari. " J'ai toujours apporté des fleurs, avant c'était mes parents qui allaient les porter pour leurs parents. Moi je suis fille unique, mes parents sont décédés donc je continue à mon tour" explique-t-elle. Dans l'allée voisine Virginie est venue avec sa fille. C'est "une étape importante" explique la mère de famille . " Elle vient d'avoir 9 ans, elle commence à être en âge de comprendre. Elle n'a pas connu mes grands-parents donc elle sait qu'il y a un endroit où ils sont, où on peut aller les voir donc j'irai déposer ses fleurs avec ma fille cette année" .

Chaque année Marie-Claire vient choisir avec son mari les fleurs qui orneront les sépultures de la famille.
Chaque année Marie-Claire vient choisir avec son mari les fleurs qui orneront les sépultures de la famille. © Radio France - Delphine-Marion Boulle

Une tradition menacée par nos changements de mode de vie 

Cette tradition est tout de même menacée. Julien de Winter constate par exemple que les jeunes générations fleurissent les tombes de manière différente par rapport à leurs aînés. Là où une personne âgée va fleurir une grande partie des sépultures de sa famille, la génération suivante ou celle encore d'après ne va se contenter que du cercle proche.

Les générations n'ont pas les mêmes pratiques lorsqu'il s'agit de fleurir les tombes constate Julien de Winter.
Les générations n'ont pas les mêmes pratiques lorsqu'il s'agit de fleurir les tombes constate Julien de Winter. © Radio France - Delphine-Marion Boulle

Des générations qui souvent vivent aux quatre coins de la France, une dispersion géographique qui limite aussi le fleurissement des tombes et leur entretien. Enfin, autre menace qui pèse sur cette belle plante : la poussée de la crémation. En l'espace d'une génération cette pratique funéraire s'est imposée. Près de deux tiers des français déclarent vouloir être incinérés. Les lieux de recueillement sont alors plus modestes, plus divers et ne correspondent pas toujours à l'installation d'un énorme pot de chrysanthème. 

Le chrysanthème est aujourd'hui concurrencé par les bruyères et les coupes avec des plantes résistantes au gel.
Le chrysanthème est aujourd'hui concurrencé par les bruyères et les coupes avec des plantes résistantes au gel. © Radio France - Delphine-Marion Boulle

Par ailleurs, les goûts et les couleurs évoluent, c'est le cas de Chantal qui veut changer cette année : "On voit toujours des chrysanthème pour la Toussaint. Plutôt que de voir trois pots de chrysanthèmes pourquoi ne pas mettre une autre plante ?" s'interroge-t-elle, des bruyères et des cyclamens dans les mains. 

Autre star de la Toussaint, petit concurrent du chrysanthème : le cyclamen !
Autre star de la Toussaint, petit concurrent du chrysanthème : le cyclamen ! © Radio France - Delphine-Marion Boulle

D'ailleurs pour contenter l'ensemble de sa clientèle Julien de Winter se diversifie. Fini le simple chrysanthème à grosses fleurs " On développe des chrysanthèmes à trois couleurs ou même à cinq couleurs en petit modèle, en jardinière ou en coupe. On développe aussi des compositions de plantes qui résistent au froid pour les gens qui ont peur du gel d'après Toussaint."

Julien de Winter diversifie aussi sa gamme de chrysanthème avec par exemple des coupes de chrysanthèmes à cinq couleurs.
Julien de Winter diversifie aussi sa gamme de chrysanthème avec par exemple des coupes de chrysanthèmes à cinq couleurs. © Radio France - Delphine-Marion Boulle

La Toussaint est aussi un aboutissement pour Julien de Winter et sa famille, après de longs mois de travail pour faire fleurir leurs quelques 50 000 chrysanthèmes.

La Toussaint reste quand même une période clé pour l'horticulteur pas simplement du point de vue commercial. C'est surtout l'aboutissement d'un long travail de plantation, d'entretien, de bichonnage entamé en juin et poursuivi tout au long de l'été pour obtenir les plus beaux spécimens. 

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