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Société

Yvelines : les solutions du gouvernement pour mettre fin à la décharge sauvage de Carrières-sous-Poissy

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

La secrétaire d'État auprès de la ministre de la Transition écologique, Brune Poirson, était en déplacement ce lundi à la décharge sauvage de Carrières-sous-Poissy dans les Yvelines. Elle est venue proposer plusieurs mesures du projet de loi anti-gaspillage pour lutter contre ces décharges.

Ça fait 10 ans que les déchets s'accumulent sur cette plaine des Yvelines.
Ça fait 10 ans que les déchets s'accumulent sur cette plaine des Yvelines. © Radio France - Alexandre Frémont

Carrières-sous-Poissy, France

Des gravats, des fenêtres, du verre, des jouets, des lavabos, des fauteuils, ou encore des tuyaux, c'est tout ce que l'on peut trouver dans la décharge sauvage de Carrières-sous-Poissy, dans les Yvelines. Depuis 10 ans, sa superficie ne cesse de croître, sans que les habitants ne puissent faire grand-chose et fait presque sept terrains de football.

Pour mettre fin à cette décharge, et contre les décharges sauvages françaises, la secrétaire d'État auprès de la ministre de la Transition écologique, Brune Poirson, était sur place ce lundi matin. Elle est venue défendre le projet de loi anti-gaspillage du gouvernement, dont un pan du projet doit rendre notamment la loi plus stricte envers ceux qui déposent leurs gravats et autres lavabos de leurs chantiers en toute impunité.

La secrétaire d'État inspecte la décharge, plan à l'appui, qui s'étale sur plus de 30 hectares. - Radio France
La secrétaire d'État inspecte la décharge, plan à l'appui, qui s'étale sur plus de 30 hectares. © Radio France - Alexandre Frémont

Trois mesures concrètes dans le projet de loi

La mesure phare de ce projet de loi est de permettre aux maires d'avoir plus de pouvoir pour bloquer ces camions de pollueurs. Une mesure qu'applaudit justement le maire de Carrières-sous-Poissy, Christophe Delrieu. "Le fait que tous les maires, toutes les polices municipales, toutes les polices nationales même de manière conservatoire, si elles pouvaient dans la loin qui n'est pas encore votée, avoir la capacité de pouvoir immobiliser le véhicule", explique-t-il, "si on a un doute, on immobilise, on enquête et si ce pouvoir là est donné, on arrivera grandement à peut-être éradiquer le dépôt sauvage en France".

Brune Poirson est allée se balader sur les montagnes de déchets, accompagnée du maire et de la députée. - Radio France
Brune Poirson est allée se balader sur les montagnes de déchets, accompagnée du maire et de la députée. © Radio France - Alexandre Frémont

Dans ce projet de loi anti-gaspillage, qui sera présenté à l'Assemblée nationale et au Sénat, la ministre a défendu deux autres mesures : "la mise en place d'une filière pollueur payeur ou l'équivalent sur les déchets sur le secteur du bâtiment et la reprise gratuite des déchets du bâtiment mais triés au préalable", a listé Brune Poirson. 

L'État met également sur la table une enveloppe de 800 000 euros pour déblayer les gravas de la décharge de Carrières-sous-Poissy, ce qui représente 30% de la somme nécessaire pour tout retirer de la plaine. Ce financement n'est pas nouveau car il avait déjà été débloqué par l'État en octobre 2018 selon le maire de la ville, mais reste toujours disponible pour la collectivité en attendant la fin de certaines expertises de déchets.

Des propositions insuffisantes pour les associations

Pour Anthony Effroy, le président de l'association Rive de Seine Nature Environnement, ça ne suffit pas. "Il y a une prise de conscience de l'État, mais aujourd'hui la ministre ne nous a pas annoncé d'horizon de dépollution et ça, c'est ce qu'attendent les riverains, c'est de savoir quand cette mer de déchets sera évacuée", s'inquiète-t-il. Aline, une habitante de la commune, souhaite à tout prix l'évacuation de cette "mer de déchets". Mais avant de tout déblayer, il faut d'abord trier ces déchets, ce qui va prendre du temps, trop de temps pour Aline : "C'est difficile de trier, regardez on marche sur des taules avec de l'amiante, des bouts de bois, des pierres, des baignoires, de tout donc ça va être compliqué".

En tout cas le maire de Carrières-sous-Poissy est confiant, assurant que les premiers déblayages débuteront début 2020, pour espère-t-il seulement quelques mois, voire quelques années.

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