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Transports

33 millions d'euros pour lutter contre les nuisances sonores des LGV Ouest et Sud Europe-Atlantique

Le ministère des Transports annonce ce jeudi que l'État et les collectivités locales vont investir plus de 30 millions d'euros pour réduire les nuisances sonores liées à l'arrivée des lignes à grande vitesse Bretagne-Pays de la Loire et Sud Europe-Atlantique.

De nombreux riverains disent subir des nuisances après l'arrivée de la LGV.
De nombreux riverains disent subir des nuisances après l'arrivée de la LGV. © Maxppp - Maxppp

Une bonne nouvelle pour les différents collectifs de riverains mécontents ! Suite au rapport du conseil général de l'environnement et du développement durable missionné depuis 2018, le ministère des Transports annonce ce jeudi le déblocage de 33 millions d'euros pour lutter contre les nuisances sonores dues aux lignes à grande vitesse Bretagne-Pays de la Loire et Sud Europe-Atlantique, mises en service en juillet 2017.

La LGV Bretagne-Pays de la Loire, longue de 182 kilomètres, relie Connerré, commune située à l'est du Mans, à Cesson Sévigné, près de Rennes. Elle parcourt ainsi trois départements : la Sarthe, la Mayenne et l'Ille-et-Vilaine. Quant à la LGV Sud Europe-Atlantique, longue de 302 kilomètres, elle relie le sud de Tours jusqu’à Ambarès, au nord de Bordeaux. Elle traverse donc six départements et deux régions (Centre-Val de Loire et Nouvelle-Aquitaine).

Des travaux seront menés

Le conseil général de l'environnement et du développement durable explique, dans son rapport, que "si le bruit est limité en moyenne, la situation reste insupportable pour les riverains" à cause de pics de bruit "élevés lors du passage des trains".

Le ministère des Transports a donc décidé de prendre des mesures : "Des travaux seront menés pour traiter ces situations, selon les cas par une adaptation de l'infrastructure (rehaussement de talus, prolongation de mur) ou une isolation des habitations". L'État et les collectivités locales vont donc mettre 11 millions d'euros pour la LGV Bretagne-Pays de la Loire et 22 millions d'euros pour Sud Europe-Atlantique.

Désormais, ce sont aux Préfets de région de se saisir du dossier et d'établir les conventions de financement "qui devront être signées à l'été" souligne le ministère des Transports. 

De nombreux collectifs de riverains exaspérés

Le long de la LGV Bretagne-Pays de la Loire, des riverains se sont réunis en collectif pour porter leur colère. En Sarthe par exemple, le CRI 72 revendique 700 adhérents. Maisons dépréciées, gîtes désertés : les personnes qui vivent près de la ligne à grande vitesse sont à bout de nerf. Selon leur avocate, Corinne Lepage, près de 200 dossiers devaient être déposés cette année pour demander une indemnisation de 30.000 euros par habitant. 

En Ille-et-Vilaine, là ce sont 800 riverains qui sont encore exposés à ces "bruits insupportables". Et ce jeudi soir, ils ont le sentiment d'avoir été entendus par la ministre des transports, Elisabeth Borne. Mais les habitants envisagent toujours des actions en justice suite à la perte de valeur immobilière de leur maison. 

En Mayenne, 21 communes sont concernées par ces décibels.

En Gironde, la LGV traverse dix communes. Et en mars dernier, lors de la venue d'Emmanuel Macron dans le cadre du grand débat à Bordeaux, la maire de Marsas avait interpellé le président sur le "calvaire" vécu par les habitants de cette commune de 1.200 habitants.

Le rapport complet est disponible ici.