Transports

7% des Toulousains utilisent principalement le vélo pour aller au travail

Par Bénédicte Dupont, France Bleu Toulouse mercredi 18 janvier 2017 à 18:14

Les transports en commun, le vélo et la marche à pied restent minoritaires (14%)  par rapport à la voiture pour le trajet domicile-travail (79%) en Occitanie).
Les transports en commun, le vélo et la marche à pied restent minoritaires (14%) par rapport à la voiture pour le trajet domicile-travail (79%) en Occitanie). © Radio France - Bénédicte Dupont

Avez-vous une idée de la proportion d'actifs qui vont au travail en vélo dans notre région Occitanie ? 2,2%, c'est très peu mais c'est plus, que ceux qui y vont en moto ou en scooter (1,8%). Voilà ce que nous révèle l'Insee grâce aux données du recensement 2015.

Évidemment, la voiture reste de façon écrasante le moyen le plus utilisé chez nous pour aller au boulot : 79,1% des usagers contre 6,3% pour les transports en communs en Occitanie. Sur l'ensemble du territoire français, on observe encore mieux l'attachement à la voiture et surtout la moindre empreinte des bus/métros/tramways des habitants de l'Ociitanie. Les Français sont en effet en moyenne 70% à prendre leur voiture et 15% à utiliser les transports en commun.

Le vélo est moins utilisé que la marche à pied et les transports en commun pour les trajets domicile-travail. - Aucun(e)
Le vélo est moins utilisé que la marche à pied et les transports en commun pour les trajets domicile-travail. - INSEE

Un phénomène d'urbains et de cadres

Les données affinées montrent sans surprise que le vélo reste un "truc" d'urbains. Toulouse et Montpellier regroupent à elles deux 40% des usagers du vélo dans toute la région alors qu'elles ne regroupent que 13% des actifs ayant un emploi. Toulouse est la ville où il y a le plus de courageux à bicyclettes (l'enquête inclut les vélos électriques), ils sont 7% à déclarer le vélo comme mode principal de transport pendulaire, soit environ 13.000 Toulousains. Montpellier compte 6,2% de cyclistes quotidiens (environ 5.800 personnes), derrière les Nîmois (2,9%) et les Perpignanais (2,1%) sont moins convaincus. Le taux régional lui est de 2,2% car sans surprise, les habitants des grandes couronnes et de la campagne font chuter les chiffres.

Au moins, avec le vélo, vous êtes certains d'arriver au boulot à l'heure. En voiture à Toulouse, rien n'est moins sûr. Nous avons loué des vélos électriques à Airbus, à Akka, dans des entreprises du BTP pour que les salariés découvrent le vélo et jaugent leur temps de transport. — Florent Collin, coordinateur à la Maison du Vélo à Toulouse

REPORTAGE - Illustration à Toulouse, Bénédicte Dupont et Corinne Cutilla

S'il n'y a pas de différence entre catégories d'âges, il y a une selon la classe sociale : les cadres et professions intellectuelles supérieures pédalent presque deux fois plus que les employés et les ouvriers. Enfin, les hommes sont plus adeptes du vélo/boulot que les femmes (2,6% contre 1,7%).

Le vélo permet aussi de passer par des trajets interdits aux véhicules, notamment en centre-ville. - Radio France
Le vélo permet aussi de passer par des trajets interdits aux véhicules, notamment en centre-ville. © Radio France - Bénédicte Dupont

On comprend mieux cette dichotomie ville/campagne en observant les données par département. La Haute-Garonne est le meilleur élève en la matière puisque 3.2% des travailleurs déclarent utiliser majoritairement le vélo pour aller au bureau. Elle figure dans le Top 5 des départements métropolitains derrière le Bas-Rhin, et avec le Haut-Rhin, l'Isère et la Gironde (voir carte ci-dessous). Les Gersois ne sont que 0,6%, les Tarnais autour de 1%. Cela paraît logique puisque 90% des cyclistes quotidiens travaillent dans leur commune de résidence.

L'Alsace, la Guyane, l'Isère, la Gironde et la Haute-Garonne sont les meilleurs élèves. - Aucun(e)
L'Alsace, la Guyane, l'Isère, la Gironde et la Haute-Garonne sont les meilleurs élèves. - INSEE

Depuis le 1er septembre 2016, les entreprises qui mettent à disposition de leurs salariés des vélos pour leurs déplacements domicile-travail peuvent bénéficier d'une réduction d’impôt dans la limite de 25 % des frais engagés pour l'achat ou l'entretien de la flotte de vélos, y compris s'ils sont électriques. Et dans le privé, les salariés peuvent aussi prétendre à une indemnité, 25 centimes du kilomètre, dans la limite de 200 euros par an. Cette indemnité est cumulable avec le remboursement partiel des abonnements de transports en commun.