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Transports

80 km/h : Michel Raison dénonce une "opération de communication mensongère" de la part du gouvernement

Edouard Philippe s'est dit prêt jeudi à laisser aux présidents de conseils départementaux la capacité de déroger aux 80 km/h sur les routes secondaires, comme le prévoit un amendement LREM à l'Assemblée. Le Sénateur de Haute-Saône Michel Raison dénonce une "opération de communication mensongère".

Michel Raison, sénateur LR de Haute-Saône à Lure en mars 2019, aux côtés de la ministre Jacqueline Gourault
Michel Raison, sénateur LR de Haute-Saône à Lure en mars 2019, aux côtés de la ministre Jacqueline Gourault © Radio France - Jean-François Fernandez

Lure, France

"C'est une opération de communication mensongère, le Premier ministre va essayer de faire croire qu'il adapte la mesure alors qu'il n'adapte rien du tout", a dénoncé ce jeudi chez nos confrères de franceinfo Michel Raison, le sénateur Les Républicains de la Haute-Saône, face à l'amendement proposé par le groupe En Marche à l'Assemblée nationale concernant les 80km/h.

Les députés proposent de permettre uniquement aux présidents des départements de rehausser ou non les tronçons à 80km/h, alors que les sénateurs avaient voté, en première lecture de la loi d'orientation sur les mobilités, cette possibilité pour les présidents de départements et les préfets.

Le Premier ministre fait croire qu'il adapte la mesure alors qu'il n'adapte rien du tout"

"C'est quasiment machiavélique (...) c'est d'une grande malhonnêteté"

"C'est quasiment machiavélique c’est-à-dire que le Premier ministre va essayer de faire croire qu'il adapte la mesure alors qu'il n'adapte rien du tout, puisque l'amendement d'En Marche c'est de retirer les nationales et de ne laisser que les départementales", explique Michel Raison. "Le problème, poursuit le sénateur, c'est qu'il oublie de préciser que les présidents de département pourraient être pénalement responsables en cas d'accident lorsqu'ils remonteraient la vitesse".

C'est d'une grande malhonnêteté, c'est lamentable comme méthode"

"À partir du moment où vous mettez le président de département en porte-à-faux là-dessus en lui disant que c'est possible, il ne prendra pas le risque de repasser des routes à 90 km/h (...) C'est d'une grande malhonnêteté, c'est lamentable comme méthode", estime Michel Raison. "C'est une opération de communication mensongère à nouveau." Selon le sénateur, "on ment au peuple en permanence et là on est en train, à nouveau, de leur mentir". "Le problème c'est que les gens ils ne sont pas idiots, ils vont s'en apercevoir" conclut-il.

Le débat doit être tranché par le projet de loi d'orientation sur les mobilités, de retour à l'Assemblée. Le Sénat, contrôlé par l'opposition de droite défavorable à la mesure, a donné compétence aux présidents de département et aux préfets pour relever la vitesse maximale autorisée. Un amendement des députés LREM prévoit lui de laisser cette compétence aux seuls présidents de conseils départementaux.

En cas de vote de l'amendement par l'Assemblée nationale, il pourra encore être modifié lors de la commission mixte paritaire qui regroupe 7 députés et 7 sénateurs. "Je me battrai jusqu'au bout", affirme le sénateur Michel Raison.